Burundi : moins de 25% de journalistes ont eu la carte de presse
Ce vendredi, le CNC (Conseil national de la communication) a procédé au lancement de renouvellement de la carte de presse. Seulement, très peu de journalistes ont pu obtenir leur carte professionnelle. Le CNC explique le résultat par des dossiers qui ne remplissent pas les critères ou des retards de dépôt de dossiers. (SOS Médias Burundi)
Sur un millier de journalistes ayant demandé la carte, seules près de 240 cartes ont été octroyées, selon Vestine Nahimana présidente du CNC.
« Les cartes distribuées sont encore très peu par rapport à la demande comptée à un millier. Beaucoup de journalistes n’ont pas eu leur carte parce qu’ils ne remplissaient pas des critères professionnels pour obtenir la carte de presse. D’autres n’ont pas déposé à temps leur dossier », a-t-elle expliqué.
Ceux qui en ont eu, elle les interpelle à en faire bon usage.
« […], cette carte ouvre la porte aux journalistes pour accéder aux sources d’information », a insisté Mme Nahimana.
Pour avoir cette nouvelle carte de presse, l’une des conditions était de déposer un contrat de travail et un paiement de 15 mille francs burundais, ainsi que la remise de l’ancienne carte dont la validité a expiré.
La nouvelle carte a une durée de cinq ans.
Depuis la crise de 2015 déclenchée par un autre mandat controversé de feu président Pierre Nkurunziza, les autorités burundaises ont souvent été accusées de « harceler les médias ».
Mais lors des trios dernières années, la petite nation de l’Afrique de l’est a gagné 53 places sur le classement de la liberté de la presse établi par RSF (Reporters sans frontières) passant de la 160e à la 107e place.
Le classement évalue les conditions d’exercice du journalisme dans 180 pays et territoires.
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