Meheba (Zambie) : les réfugiés sommés de retourner dans les camps

Meheba (Zambie) : les réfugiés sommés de retourner dans les camps

Les services de l’immigration en Zambie ont lancé un ultimatum à tous les réfugiés qui vivent dans la capitale Lusaka de retourner dans leurs camps respectifs. L’immigration annonce une vaste chasse à l’homme pour faire respecter sa décision. (SOS Médias Burundi)

La Zambie abrite plus de 105.000 réfugiés et demandeurs d’asile. La majorité des personnes prises en charge par le HCR sont des réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), du Burundi, ainsi que des réfugiés angolais et d’anciens réfugiés rwandais.

Ils résident dans les trois grands camps de réfugiés de Mantapala, Meheba et Mayukwayukwa, ainsi qu’à Lusaka et dans d’autres centres urbains.

L’immigration conseille à tous les réfugiés qui ont des activité génératrices de revenus et d’autres qui travaillent dans la capitale Lusaka de retourner dans leurs campements.

« Vous êtes priés de regagner les camps de réfugiés immédiatement. Car, il y a une campagne de traque des réfugié sans papiers de résidence dans les centres urbains. La traque pourra prendre un mois, jour et nuit et si vous êtes attrapés à l’extérieur du camp, vous serez arrêtés ou déportés », lit-on dans un communiqué de l’immigration zambienne.

Au début de ce mois, la police avait effectué des patrouilles pour traquer des sans-papiers dans certains centres urbains comme Manyama situé à une trentaine de km du camp de Meheba et Kisasa au nord de la Zambie. Huit réfugiés dont des Burundais ont été surpris et conduits au cachot.

Les concernés et la communauté d’accueil dénoncent une entrave à la liberté de mouvement.

« Ces réfugiés ont bel et bien des permissions de sortir du camp communément appelées ‘Gate Pass’. C’est juste une façon de malmener les réfugiés qui cherchent à survivre alors que le gouvernement et le HCR ne leur donnent plus aucune assistance alimentaire », expliquent leurs voisins du camp de Meheba, fâchés.

Ils recommandent la révision de la règle de jeu autour de ces permissions de sortir du camp, le respect du droit de mobilité, à l’éducation et de faire du business. Ils exigent également la libération des réfugiés en détention.

La police et l’immigration expliquent qu’il s’agit d’un contrôle de routine et que les permissions de sortir du camp ne tiennent pas lieu des permis de travail.

La Zambie abrite plus de 8.000 réfugiés burundais.

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Photo d’illustration : une pancarte indiquant le camp des réfugiés de Meheba

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