Burundi : la loi doit être respectée dans le traitement du dossier d’Alain Guillaume Bunyoni (Acat-Burundi)
Dans une déclaration sortie ce lundi, l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture au Burundi (Acat-Burundi) demande aux autorités burundaises et à la ministre de la Justice que l’arrestation et le traitement du dossier de l’ancien Premier ministre, le général de police Alain Guillaume Bunyoni soient diligentés dans la transparence, le respect de la loi, les règles et procédures en matière pénale appliquées surtout pour la détention préventive. Cette organisation des droits humains œuvrant en exil se dit très préoccupée par les inquiétudes des proches d’Alain Guillaume Bunyoni sur des allégations de torture qu’il aurait subie. (SOS Médias Burundi)
Acat-Burundi rappelle que la pratique systématique ou généralisé de la torture constitue un crime contre l’humanité en droit burundais.
« Le code pénal incrimine ces actes ignobles en ses articles 206 à 211 », insiste l’ONG.
Elle exige que l’intégrité physique d’Alain Guillaume Bunyoni soit sauvegardée. « Le droit aux visites de sa famille, le droit à un avocat et le droit à un médecin doivent scrupuleusement être respectés ».
Elle appelle la CNIDH (Commission nationale indépendante des droits de l’homme) à suivre et à communiquer régulièrement sur le dossier pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur le déroulement de l’affaire.
Aux victimes de la répression de 2015, Acat-Burundi les invite à « saisir cette opportunité pour exiger justice au gouvernement du Burundi ».
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Elle affirme que le Général de police Alain Guillaume Bunyoni était, depuis la victoire du parti CNDD-FDD en 2005, un des ténors du pouvoir de feu président Nkurunziza et qu’il a joué un rôle dans la répression des opposants lors de la crise de 2015 née d’un autre mandat controversé de feu président Nkurunziza.
Alain Guillaume Bunyoni a été déferré ce lundi devant la cour suprême pour que celle-ci statue sur sa détention préventive ou sa mise en liberté provisoire. L’ancien Premier ministre a ensuite immédiatement été transféré à la prison centrale de Ngozi (nord du Burundi).
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Cinq griefs ont été retenus contre lui : atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, atteinte au bon fonctionnement de l’économie nationale, prise illégale d’intérêts, détention illégale d’armes et outrage envers le chef de l’Etat.
Alain Guillaume Bunyoni a été arrêté le 21 avril dernier dans la plus grande discrétion après une semaine en cavale.
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Photo : Alain Guillaume Bunyoni, ancien premier ministre du Burundi, désormais locataire de la prison centrale de Ngozi
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