Burundi : les autorités sanitaires ont annoncé une nouvelle épidémie de Choléra

Burundi : les autorités sanitaires ont annoncé une nouvelle épidémie de Choléra

Au moins 30 personnes ont été infectées par le Choléra ces derniers jours au Burundi, a annoncé un porte-parole du ministère en charge de la santé mardi dans la soirée. Les habitants disent qu’elle est due au manque d’eau potable. (SOS Médias Burundi)

Les patients ont été recensés dans la ville commerciale Bujumbura, dans les provinces de Bujumbura et de Cibitoke au nord-ouest du Burundi.

Les chiffres qui ont été annoncés mardi ont été répertoriés jusqu’au 4 septembre 2023, a précisé le Dr Polycalpe Ndayikeza, porte-parole du ministère en charge de la santé.

Manque d’eau

Selon des habitants, le manque d’eau potable est à la base de cette épidémie.

« Des habitants vont jusqu’à utiliser l’eau sale du ravin Nyabagere. Cela les exposent à des maladies des mains sales, principalement le choléra », racontent des habitants du nord de la ville de Bujumbura, une des zones les plus touchées.

Samedi dernier, la police de la protection civile a procédé à la distribution de l’eau dans différents quartiers du nord de Bujumbura.

« La situation devient très inquiétante du fait que la Regideso* ne parvient pas à distribuer régulièrement l’eau propre à tous les quartiers », s’inquiètent des observateurs locaux.

En mars dernier, SOS Médias Burundi avait rapporté une résurgence du Choléra en province de Cibitoke. La commune de Rugombo qui reste l’épicentre de la maladie dans la province, fait également face à un manque cruel d’eau potable.

Dans cette localité, la population locale boit l’eau de la rivière Rusizi, séparant le Burundi et la RDC. Elle plaide pour l’approvisionnement en eau potable.

L’ONG-Médecins Sans Frontières est toujours mobilisée et procure des soins aux malades et fait beaucoup de campagnes de sensibilisation dans les ménages atteints par cette épidémie.

La Croix Rouge-Burundi aussi s’active. Elle procède à la désinfection des ménages affectés notamment.

Des habitants du chef-lieu de la commune de Rugombo critiquent « la Regideso qui ne veut pas distribuer de l’eau dans les ménages ».

Au Burundi, la menace du Choléra tend à évoluer de manière cyclique. Les flancs occidentaux du pays, qui bordent les rives du lac Tanganyika, sont particulièrement endémiques, selon L’UNICEF.

Le communiqué des autorités burundaises considère toute la région de l’Imbo, de Cibitoke à Nyanza-Lac (province de Makamba, sud) comme une zone à risques.

Les habitants de cette région sont appelés à « observer toutes les mesures d’hygiène ».

C’est la deuxième fois que les autorités burundaises déclarent une épidémie de Choléra cette année. En janvier, elles avaient annoncé la propagation du Choléra dans les mêmes provinces.

Regideso*: Régie de distribution de l’eau et de l’électricité

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Photo d’illustration: un homme au centre de traitement de choléra à Rugombo

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