Affaire-Bunyoni : la cour suprême a confirmé la détention de l’ancien premier ministre Alain Guillaume Bunyoni

Affaire-Bunyoni : la cour suprême a confirmé la détention de l’ancien premier ministre Alain Guillaume Bunyoni

La cour suprême du Burundi a confirmé la détention préventive de l’ancien premier ministre Alain Guillaume Bunyoni, a appris SOS Médias Burundi mercredi dans la soirée. M. Bunyoni qui risque jusqu’à 30 ans de prison avait plaidé pour une libération provisoire jeudi dernier, évoquant une maladie chronique et des conditions inhumaines de sa détention. (SOS Médias Burundi)

La décision a été annoncée à l’ancien premier ministre ce mercredi, ont confié à SOS Médias Burundi des sources judiciaires mercredi soir.

« Mais cette décision était déjà connue de certaines autorités pénitentiaire et judiciaire car elle est tombée ce mardi à la prison de Gitega dans ce que l’on appelle dans le jargon juridique ‘dossiers d’écrou », a indiqué à SOS Médias Burundi une source judiciaire à Gitega.

Des requêtes jugées non fondées

Selon un juge, la cour suprême a jugé non fondés les arguments avancés par le général Bunyoni et a confirmé sa détention. Dans une audience publique du 28 septembre 2023 qui s’est déroulée à la prison centrale de Gitega (capitale politique), l’ancien premier ministre burundais avait plaidé pour une libération provisoire « évoquant une maladie chronique fatale ( Diabète très avancé de type 2 ) et des conditions inhumaines de sa détention ».

Il avait même accepté de payer une caution de 300.000 .000 de francs burundais en plus d’un patrimoine immobilier, la somme et les biens immobiliers pouvant constituer une garantie afin qu’il bénéficie d’une libération provisoire.

« La cour suprême a rejeté la requête ».

Autres décisions

La même juridiction a confirmé la détention pour le colonel de police Désiré Uwamahoro, ancien commandant de la Brigade anti-émeute et Samuel Destiné Bapfumukeko, un cadre du service national de renseignements (SNR) qui sont poursuivis dans le même dossier que Bunyoni.

Risques d’être radié

En prison depuis le 8 mai dernier, le plus haut gradé de la PNB (Police Nationale du Burundi) pourrait être radié de cette institution s’il passe six mois en détention, selon le code régissant les forces de défense et de sécurité du Burundi.

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Alain Guillaume Bunyoni est officiellement poursuivi pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État, atteinte au bon fonctionnement de l’économie nationale, prise illégale d’intérêt, outrage au chef de l’Etat et détention illégale d’armes ».

Il risque jusqu’à 30 ans de prison ferme. Sa famille et son avocat n’étaient pas disponibles pour réagir à cette décision.

*Dossier d’écrou : chaque prison est pourvue d’un registre d’écrou qui porte des informations essentielles sur les détenus (âge, profession, condamnation, date d’entrée, de sortie etc). Les registres d’écrou constituent ainsi une source précieuse pour l’histoire des prisons et des populations incarcérées.

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