Nyanza-lac : les propriétaires de bistrots outrés par des taxes intempestives
Pour la seule année 2023, des détenteurs de bistrots dans la commune Nyanza-Lac en province Makamba (sud du Burundi) ont déjà versé trois fois des taxes. Par peur de se voir ruiner, les commerçants des produits de la BRARUDI (Brasseries et limonaderies du Burundi) demandent aux autorités de revoir sa manière de collecte des taxes. (SOS Médias Burundi)
Selon les commerçants des produits de la BRARUDI contactés par SOS Médias Burundi, chaque commerçant a déjà payé deux fois la taxe communale et une fois à l’Office burundais des recettes.
« En février 2023, chaque propriétaire de bistrot a versé au moins 20.000 francs burundais à la commune Nyanza-lac. En octobre, les agents de l’Office burundais des recettes ont, quant à eux, exigé le paiement de 50.000 francs pour la même catégorie », expliquent des commerçants qui précisent que la commune a encore une fois collecté des taxes pour ce mois de novembre.
En tout, les commerçants disent avoir payé 90.000 francs burundais pour cette année.
Selon des sources administratives, la commune veut se conformer aux autres pays de L’EAC qui débutent l’année budgétaire avec le mois de juillet.
Des explications qui sont loin de convaincre ces commerçants car ils avaient déjà payé la même taxe en février, la seule qu’ils payaient auparavant.
Ils demandent aux ministères de l’Intérieur et du Commerce de stopper ces pratiques qui, pour eux, visent à « nous ruiner ».
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Photo d’illustration : un marché en province de Makamba
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