Burundi : l’Université du Burundi et l’École normale supérieure n’ont plus la cote
Le ministère de l’Éducation nationale et de la recherche scientifique a décidé de revoir en baisse la note donnant accès à l’enseignement supérieur public pour insciter à plus d’inscriptions de nouvelles candidatures.Il a également repoussé à une date ultérieure, qui n’a pas encore été déterminée, l’ouverture de l’année académique.Certaines facultés n’ont pas encore obtenu de nouveaux étudiants pour débuter les cours. (SOS Médias Burundi)
Le ministère compte obtenir l’inscription des candidats de la promotion 2022 et 2023 dans certaines sections notamment celles de Biochimie et sciences de la Terre, Économiques, Génie rural, Maths-physique, Vétérinaire, Langues, Juridiques, Pédagogiques et Informatique.
Il a dû revoir à la baisse la note donnant accès à ces différentes sections de 0,1% à 14, 9%.
En Biochimie et sciences de la Terre, le ministère en charge de l’Éducation a revu à la baisse la note de 3,3%.
En Maths- physique, la note a été revue en baisse de 13, 5% , dans les sections langues 7% et en Génie rural les candidats ont bénéficié d’une diminution de la note minimale donnant accès à cette section de 14,9% au moment où la note pour entrer dans les sections pédagogiques a été diminuée à 2, 8%.
De même, une baisse de la note comprise entre 1% à 12, 8% a été décidée pour les candidats de la promotion 2023 qui vont s’inscrire dans les mêmes sections.
En Biochimie et sciences de la Terre , la note a été révisée en baisse de 3,3% , en Maths-physique, 9,9% .Dans les sections langues, la note minimale a été diminuée à 3,3% et en sections pédagogiques à 2,4%.
Le ministère justifie cette décision prise le 20 novembre par le manque d’inscription de candidats dans ces différentes sections.
Par ailleurs, l’ouverture de l’année académique qui devait avoir lieu le 6 novembre dernier n’a pas eu lieu .
En cause, certaines filiaires n’ont pas encore obtenu de candidats selon certains des enseignants contactés. Ils estiment que le ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique a raison de revoir la note en baisse.
Les deux institutions d’enseignement supérieur public se préparaient à accueillir deux promotion à la fois. Celle de 2022 qui venait de passer une année à la maison et celle de 2023.
Des sources universitaires expliquent que « le nombre des inscrits est de loin inférieur à ce qu’on attendait. Le ministère a pris acte de ce faible engouement à l’inscription avant de relancer les inscriptions ».
Certains lauréats rencontrés dans la ville commerciale Bujumbura expliquent que « l’Université du Burundi n’est plus attrayante pour les lauréats des écoles post- fondamentale ».
Ils font savoir que « l’insécurité à l’intérieur des campus universitaires, le non accès aux homes universitaires, la fermeture du système de restauration pour les étudiants et le retard dans l’octroi de la bourse sont autant de facteurs qui sont à la base du faible taux d’inscription à l’Université du Burundi et à l’ENS (École normale supérieure) ».
Certains lauréats de 2022 ont indiqué à SOS Médias que « la majeure partie des candidats de cette année- là ont fait leurs inscriptions dans les universités privées pour éviter de passer une année blanche ».
L’Université du Burundi avait ouvert de nouveaux campus à Mugerero en province Bubanza (ouest) et à Cankuzo (est) en plus des campus Mutanga, Kiriri, Rohero et Kamenge dans la capitale économique Bujumbura.
Les mauvaises conditions dans lesquelles vivent les étudiants impactent beaucoup sur la qualité de formation. Ces conditions sont devenues des facteurs de démotivation des étudiants et nouveaux candidats, comme l’expliquent certains d’entre eux.
Signalons que la date de la rentrée académique n’est toujours pas annoncée à cause de cette faible affluence pour les inscriptions en cours.
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Photo : Des étudiants burundais devant un tableau d’affichage
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