Nduta : les autorités tanzaniennes annoncent qu’elles vont transformer le camp de Nduta en un camp de sapeurs pompiers
Le camp de réfugiés burundais de Nduta sera transformé en “camp de sapeurs pompiers”. L’annonce a été faite dimanche dernier par le maire du district de Kibondo où le camp de Nduta est basé. Il était en réunion avec les responsables des localités avoisinantes dudit camp de réfugiés burundais. (SOS Médias Burundi)
Ces déclarations inquiètent les réfugiés alors qu’ils sont contraints à rentrer “volontairement” avant décembre prochain. C’est le mois de fermeture de ce camp, comme l’ont annoncé les autorités tanzaniennes depuis le début de l’année. Agrey Magwaza, maire de Kibondo a rencontré les responsables des localités avoisinantes du camp de Nduta le 18 août pour leur parler du plan. Il s’agit notamment des chefs des localités comme Kumuhasha, Biturana, Nengo et Maroregwa.
M. Mwagaza a confirmé que les sapeurs pompiers de la région sont prêts à déménager vers ce camp, après sa fermeture en décembre prochain.
« Les gouvernements burundais et tanzanien ainsi que le HCR se sont convenus que tous les réfugiés burundais doivent être rapatriés avant la fin de cette année. C’est pourquoi nous devons penser à l’avance , à ce que nous devons faire de ce camp » , a-t-il déclaré.
Leçon de Mtendeli
Selon le maire de Kibondo dans la région de Kigoma (nord-ouest de la Tanzanie) où le camp de Nduta est installé, l’idée d’implanter un camp de sapeurs pompiers à Nduta, a été influencée par la situation qui a prévalu à Mtendeli, un autre camp de Burundais qui a été fermé en 2021.
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« Plusieurs équipements et matériaux qui devraient être récupérés par le gouvernement tanzanien ont été pillés, des bureaux du HCR et d’autres ONG et agences onusiennes vandalisés à Mtendeli », a insisté Agrey Magwaza.
« C’est pour cette raison que nous devons nous préparer à l’avance », a-t-il ajouté.
Des réfugiés burundais qui se sont confiés à SOS Médias Burundi ne cessent de dénoncer cette situation qu’ils qualifient de « violation de nos droits ».
« L’insécurité que nous avons fui reste d’actualité dans notre pays », déplorent des pères de familles.
Après le départ du dernier réfugié burundais, le gouvernement tanzanien compte récupérer les bureaux du HCR, d’autres agences onusiennes et des ONG sans oublier leurs équipements ainsi que les locaux des hôpitaux et des écoles.
D’après les chiffres qui ont été fournis par le HCR fin juillet dernier, le nombre de réfugiés burundais à Nduta s’élève à 58,375.
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Photo : des représentants de réfugiés dans une réunion avec les officiels burundais et tanzanien pour parler du rapatriement forcé, août 2024 © SOS Médias Burundi
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