Bujumbura : le président Neva veut s’accrocher

Bujumbura : le président Neva veut s’accrocher

Il se tient à Bujumbura,la ville commerciale du Burundi, depuis ce jeudi une table ronde des partenaires au développement et investisseurs étrangers. L’objectif est de mobiliser les financements pour la mise en œuvre de la vision du gouvernement burundais -pays émergent en 2040 et développé en 2060. Mais cette vision nécessite la paix et la sécurité ainsi que la lutte contre la corruption, selon l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. (SOS Médias Burundi)

Le président Évariste Ndayishimiye a présenté les principales richesses du pays qui peuvent attirer beaucoup plus les investisseurs. Il a évoqué les secteurs de l’agriculture et l’élevage, du tourisme, le secteur minier ….

Pour le numéro un burundais, les efforts des investisseurs tant nationaux qu’internationaux vont permettre au Burundi d’atteindre dans 15 ans sa vision de pays émergent en 2040 et développé en 2060.
Et comme pour les encourager à venir investir au Burundi, M.Ndayishimiye leur a promis de sécuriser leurs biens.

« Nous avons organisé cette table ronde pour vous rappeler que choisir d’investir au Burundi est une opportunité d’augmenter les bénéfices issus de vos industries », a essayé de persuader ses invités le président Neva.

L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo prend la parole à la table ronde de Bujumbura, le 5 décembre 2024 © SOS Médias Burundi

Il a déclaré que si par exemple le secteur agricole est renforcé avec des moyens de transformation et conservation des récoltes développés, le Burundi deviendra sans doute le grenier qui alimente tout le continent africain.

Prenant la parole à son tour, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, a invoqué les questions de paix et sécurité et la lutte contre la corruption comme préalables pour rassurer les opérateurs économiques dans un pays.

« L’Afrique a besoin du développement, a besoin des fonds. Mais il faut combattre la corruption, renforcer la paix et la sécurité pour attirer les investisseurs. Ils ne vont pas s’installler dans un pays s’ils ne vont pas gagner « a-t-il insité. Il a rappelé également que le pays ne peut pas avancer sans collaboration avec le secteur privé et les organisations de la société civile.

Des participants à la table ronde de Bujumbura, le 5 décembre 2024 © SOS Médias Burundi

Les délégations qui sont présentes à cette table ronde des investisseurs qui se tient du 5 au 6 décembre dans la capitale économique Bujumbura viennent des pays d’Afrique, de l’Europe et des États-Unis entre autres.

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Photo : le président burundais Évariste Ndayishimiye entouré par ses invités lors de l’ouverture de la table ronde des partenaires au développement et investisseurs étrangers, le 5 décembre 2024 à Bujumbura © SOS Médias Burundi

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