Ruyigi : deux cas de Mpox détectés dans le camp de réfugiés de Nyankanda
SOS Médias Burundi
Ruyigi, 6 octobre 2025- Le calme apparent du camp de réfugiés congolais de Nyankanda, situé dans la commune de Ruyigi, en province de Buhumuza, à l’est du Burundi, a été troublé la semaine dernière par la confirmation de deux cas de Mpox au centre de santé du site, qui accueille plus de 19 000 réfugiés. Ces nouveaux cas interviennent alors que le virus circule au Burundi depuis le 25 juillet 2024.
Health TPO, l’organisation en charge de la santé dans le camp, a immédiatement renforcé la surveillance et le suivi des patients testés positifs. Les agents de santé surveillent étroitement leur état pour éviter toute chaîne de transmission.
« Dès les premiers signes — fièvre, douleurs, lésions cutanées — les patients doivent venir immédiatement au centre de santé », rappelle un agent de santé sous couvert d’anonymat.
Les autorités appellent également les réfugiés et les habitants des collines voisines à respecter strictement les mesures d’hygiène dans les lieux de rencontre, foyers et espaces communautaires.
Un manque d’infrastructures sanitaires préoccupant
Depuis l’annonce des cas, l’inquiétude est palpable parmi les réfugiés. Evelyne, résidente du camp, confie :
« La promiscuité rend la prévention difficile. Beaucoup n’ont pas assez de savon pour se laver régulièrement les mains. »
Elle plaide pour un renforcement des dispositifs d’hygiène par le HCR et ses partenaires, notamment l’installation de points de lavage des mains publics.
Épidémie toujours présente au Burundi
Selon les données officielles arrêtées au 30 septembre 2025 :
Cas confirmés : 4 486 (+65 probables)
Décès : 1 (létalité 0,02 %)
Cas hospitalisés : 33 (2 nouveaux)
Cas guéris/déchargés : 4 452 (taux de guérison 97,7 %)
Tests réalisés : 10 563 (taux de positivité 44,6 %)
Alertes signalées : 12 650
Contacts tracés : 20 492
Districts touchés : 46 sur 49 (93,9 %), dont 4 seulement avec cas actifs (8,6 %)
Ces chiffres montrent que, malgré un contrôle global de l’épidémie, le virus reste présent et peut provoquer des foyers localisés, particulièrement dans les zones à forte densité de population et à faible accès à l’eau potable et aux installations sanitaires.
Message aux populations
Les autorités sanitaires et les partenaires humanitaires insistent sur l’importance de la réactivité : se rendre immédiatement au centre de santé dès l’apparition de symptômes, limiter les contacts physiques, et renforcer les gestes d’hygiène.
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Photo : la main d’un patient atteint de Mpox, isolé dans un centre de prise en charge de la variole du singe à Bujumbura, illustre la vigilance sanitaire et les mesures d’isolement mises en place pour limiter la propagation du virus dans la capitale commerciale du Burundi. ©SOS Médias Burundi
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