Fratricide à Gitega : la perpétuité pour un homme qui a tué son frère à la machette

Fratricide à Gitega : la perpétuité pour un homme qui a tué son frère à la machette

SOS Médias Burundi

Gitega, 18 juillet 2026 — Le Tribunal de Grande Instance de Gitega, dans la capitale politique du Burundi, a condamné, jeudi 16 juillet, Jean Paul Nduwumukama, 34 ans, à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir mortellement frappé à coups de machette son frère aîné, Jean Pierre Nduwayezu, âgé de 36 ans. Le verdict a été rendu à l’issue d’un procès de flagrance tenu à la prison centrale de Gitega, devant une foule nombreuse venue suivre cette affaire qui a profondément ému l’opinion locale.

Selon le ministère public, les faits remontent au 11 juillet 2026. Ce jour-là, au numéro 34 de la 5ᵉ avenue, dans le quartier Nyamugari, en mairie de Gitega, Jean Paul Nduwumukama aurait attaqué son frère à la machette, lui infligeant des blessures mortelles. Le parquet a soutenu que le drame était la conséquence d’un conflit foncier opposant les deux frères et a estimé que le crime avait été prémédité.

À la barre, l’accusé a reconnu avoir tué son frère, tout en contestant le caractère prémédité des faits. Il a affirmé que son geste n’avait pas été préparé à l’avance, contrairement à ce qu’a soutenu le ministère public.

Dans son réquisitoire, le parquet a requis la réclusion criminelle à perpétuité, estimant que la gravité des faits et les circonstances dans lesquelles ils ont été commis justifiaient l’application de la peine la plus sévère prévue par la loi.

La partie civile, représentée par Divine Gracia Irakoze, 33 ans, veuve de la victime et mère de deux enfants, a réclamé une indemnisation de 100 millions de francs burundais en réparation du préjudice subi par la famille.

Invité à réagir aux réquisitions du parquet et aux demandes de la partie civile, Jean Paul Nduwumukama ne s’est pas exprimé sur la peine sollicitée contre lui. En revanche, au sujet des dommages et intérêts réclamés, il a déclaré n’avoir « jamais touché un montant aussi colossal ».

Après en avoir délibéré, le Tribunal de Grande Instance de Gitega a suivi les réquisitions du ministère public. Il a condamné Jean Paul Nduwumukama à la réclusion criminelle à perpétuité et lui a ordonné de verser 100 millions de francs burundais à la partie civile à titre de dommages et intérêts.

Le jugement, prononcé dans l’enceinte de la prison centrale de Gitega, a été accueilli par de vifs applaudissements d’une foule nombreuse venue assister au procès. Ce drame familial, dont l’origine serait un différend foncier, rappelle une nouvelle fois les conséquences parfois tragiques des conflits liés à la terre au Burundi.

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Photo : Le lieu du meurtre de Jean Pierre Nduwayezu dans le quartier Nyamugari, en ville de Gitega. Le drame serait lié à un conflit d’héritage familial. © SOS Médias Burundi

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