Rumonge : l’administration  tente d’apaiser le climat politique envenimé par des actes d’intolérance politique

Rumonge : l’administration tente d’apaiser le climat politique envenimé par des actes d’intolérance politique

Dans une réunion des partis politiques organisée ce mardi 30 juillet le représentant du parti CNL dans la commune de Rumonge a brossé la situation d’intolérance politique dont est victime ce parti et ses membres dans certaines communes de la province de Rumonge. (SOS Médias Burundi)

Le responsable local du CNL, Erasme Muke a évoqué le cas de la permanence du parti CNL en zone de Minago qui a été vandalisé sans oublier quatre militants de ce parti qui montaient la garde et qui ont été blessés par des personnes soupçonnées d’être des membres du parti au pouvoir.

M. Muke a également rappelé une permanence de ce parti se trouvant en zone de Kizuka dans la même commune de Rumonge qui a été souillée à l’aide des excréments humains et une autre permanence du parti CNL en zone de Gitaza dans la commune de Muhuta qui a également été souillé par des bouses d’ hippopotame, sans parler d’une dizaines de militants de ce parti qui croupissent en prison et dans le cachot du commissariat de police à Rumonge.

Le représentant du parti CNL a aussi dénoncé le comportement des autorités administratives dans les zones et collines qui entravent les activités d’ouverture des permanences du parti CNL. Ce représentant avait voulu savoir pourquoi les autorités provinciales restent silencieuses faces à ces actes d’intolérance politiques dont les membres du parti CNL sont victimes.

Il a fait savoir que même si ces autorités à la base s’interposent pour bloquer les activités de ce parti, l’administration provinciale est souvent informée de la tenue de ces activités. Pour ce représentant communal du parti CNL, la balle est dans le camp de l’administration provinciale pour rappeler à l’ordre ses subalternes afin qu’ils traitent tous les partis politiques au même pied d’égalité.

Le secrétaire provincial du parti CNDD-FDD quant à lui a nié l’implication des membres de son parti dans ces actes. Il a plutôt accusé le parti CNL d’être à l’origine du mauvais climat politique qui règne ces derniers temps dans cette province.

Diomède Niyonsaba a fait savoir que l’avènement du parti CNL dans la province ne facilite pas la tâche aux autres partis politiques. Il a accusé les responsables du CNL de faire garder leurs permanences par des jeunes de ce parti, d’installer ces permanences dans des endroits non autorisés notamment près des écoles, des marchés et des églises. Le secrétaire provincial du parti au pouvoir a enfin demandé aux autorités provinciales de faire respecter la loi régissant les partis politiques.

Le gouverneur de la province de Rumonge a demandé aux responsables des partis politiques de cesser les réunions nocturnes, d’éviter la globalisation et respecter la présomption d’innocence. Juvénal Bigirimana interpelle les représentants des partis politiques à différencier leurs permanences par rapport aux autres bâtiments abritant les églises, les écoles et marchés.

La réunion a vu la participation d’une douzaine de parti politiques.

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