Burambi : la permanence du parti CNL complètement démolie

Burambi : la permanence du parti CNL complètement démolie

Des inconnus ont détruit la permanence du parti CNL située sur la colline Gitaramuka au chef-lieu de la zone de Murago, en commune de Burambi dans la province de Rumonge (sud-ouest du pays).
Des militants de ce parti dénoncent ce qu’ils qualifient de campagne de sabotage.
( SOS Médias Burundi )

D’après des témoins, tout le bâtiment a été défoncé et les biens qui se trouvaient à l’intérieur saccagés.

La porte de cette maison a quant à elle été retrouvée à quelques mètres de la maison dans la matinée de ce jeudi.

Un responsable du parti CNL dans la province de Rumonge confirme l’information et dit ne pas savoir l’identité des malfaiteurs pour l’instant.

La permanence allait être inaugurée officiellement samedi prochain. L’ ouverture solennelle de cette permanence avait été reportée à deux reprises par les autorités administratives de la commune de Burambi sans raisons valables, selon le responsable du parti CNL.

Les représentants du CNL dans la province de Rumonge dénoncent ces actes d’intolérance politique. Ils les qualifient de sabotage de leur parti

En plus des attaques dirigées contre les permanences de ce parti, les représentants du CNL dans la province de Rumonge dénoncent les agressions physiques dont sont souvent victimes leurs militants.

Mardi dernier, le secrétaire provincial adjoint et deux militants ont été interpellés. Ils sont détenus dans les cachots de la police à Rumonge.

Toutefois, un jeune imbonerakure du parti CNDD-FDD qui se battait contre les deux militants du parti CNL n’a pas été interpellé.

La démolition de cette permanence du parti CNL dans la commune de Burambi allonge le nombre de permanences détruites à 21. Ce mercredi Térence Manirambona, porte-parole du CNL avait annoncé lors d’une conférence de presse que 20 permanences de ce parti d’opposition ont été détruites jusqu’à ce jour.

Dix personnes essentiellement des voisins de la permenence ont été arrêtées par la police selon des sources locales.

Previous le parti CNL indigné des «exactions» à l'endroit de ses membres
Next Cibitoke : sit-in devant le bureau du service national de renseignements pour demander justice pour Bonheur, l'albinos assassiné