Bugendana ( GITEGA) : Agathon Rwasa plaide pour la cohabitation pacifique de tous les citoyens

Bugendana ( GITEGA) : Agathon Rwasa plaide pour la cohabitation pacifique de tous les citoyens

Le leader du CNL l’a dit ce dimanche. C’était lors de l’ouverture de la permanence de son parti dans la commune de Bugendana, en province de Gitega (centre du pays). (SOS Médias Burundi)

Le leader du parti CNL est d’abord revenu sur les accusations dont lui et les militants de son parti sont victimes.

 » On nous a accusé de collaborer avec l’ancien président Buyoya tout simplement parce qu’il était présent à mon mariage, d’être en contact avec le président Rwandais Paul Kagame alors que je n’ai jamais été à Kigali. Ils m’accusent de travailler avec les colons alors qu’ils portent les habits confectionnés par les mêmes colons et roulent dans des véhicules qu’ils fabriquent . Ils disent avec mépris que je travaille avec les tutsi, mais ils oublient que lorsqu’ils sont revenus de la brousse et des camps de réfugiés en Tanzanie, ils ont chassé leurs femmes hutu pour épouser les jeunes filles tutsi,  » a indiqué Agathon Rwasa.

Remonté contre le parti au pouvoir, il a dénoncé la corruption et le chômage.

 » Je n’ai jamais été à la BRB (Banque de la République du Burundi) pour retirer un million de dollars à 1870 Frbu le dollar pour le vendre à 3000 Frbu comme le font certains officiels. Je n’ai pas fait une carrière politique par ventriotisme. J’ai choisi cette voie pour lutter contre l’injustice qui gangrène le pays. Au lieu de s’attaquer aux problèmes réels qui minent le pays, ils s’ attaquent aux individus parce qu’ils n’ont pas de projet de société,  » a estimé le leader du parti CNL.

Il déplore le taux de chômage chez les jeunes, l’octroi de l’emploi par népotisme, le phénomène de corruption qui prend de plus en plus une allure inquiétante ainsi que le manque d’indépendance de la magistrature au Burundi .

Sous la pluie , il a demandé à une foule nombreuse de militants de coabiter pacifiquement avec leurs voisins sans distinction aucune et de se préparer aux élections de 2020.

Epimaque Mugisha, président du CNL dans la commune de Bugendana est revenu sur les actes de violences subis par les membres de son parti.

 » Nous sommes malmenés, battus, dépouillés de nos téléphones portables. On nous accuse de tenir des réunions clandestines. Nos membres venus de Mutoyi ont été bloqués par des Imbonerakure. Ils ont aussi relevé les plaques des motos qui transportaient nos millitants. Le chauffeur d’un des véhicules qui transportaient nos membres pour les faire venir ici a été obligé de payer une amande de 100.000 Frbu,  » a-t-il révélé.

Il a demandé aux membres du CNL de ne pas céder aux intimidations.

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