Les journalistes ayant commis des fautes lors de la couverture du référendum se verront interdits de couvrir les prochaines élections


Le ministre de la communication a réuni les responsables des médias ainsi que les membres de la commission électorale nationale indépendante en vue de plannifier les activités de couverture des élections de 2020. Citant le rapport du Conseil national de la communication, le ministre Fréderic Nahimana a inventorié des violations des règles déontologiques qu’auraient commis des journalistes qui ont couvert le référendum constitutionnel de Mai 2018.(SOS Médias Burundi)

Fréderic Nahimana fait savoir que la liste des journalistes concernés se trouvent déjà au CNC (conseil national de la communication).

Parmi les violations énumérées figurent l’écart de langage, ne pas aller sur terrain et donner des informations qu’il a qualifiées de seconde main, l’ affectation tardive des reporters sur terrain, le retard des reporters aux bureaux de vote, les reporters qui ont  éteint les téléphones, le fanatisme politique, la publication eronnée des résultats, la production des informations non fouillées et mensongères, le  déséquilibre de l’information, la corruption ainsi que la diffusion des messages de haine.

Le directeur de la radio Nderagakura a plutôt indexé les services étatiques chargés des finances de n’avoir pas facilité la tâche aux journalistes. « Imaginez–vous une équipe de journalistes qui a été libérée à 17h pour aller couvrir le référendum à Cankuzo (est du Burundi), à plus de 200km de Bujumbura. Aussi, pour certains les véhicules loués étaient en mauvais état. Il faut corriger toutes ces erreurs », a dit Gorgon Sabushimike.

Sur la question des journalistes étrangers qui voudront couvrir les prochaines élections, le ministre Nahimana souligne que sera appliquée la procédure d’octroi des accréditations.

Il a réaffirmé qu’aucun financement extérieur pour financer la couverture des élections ne sera accepté. « Cela constitue une marque de souveraineté du pays », a–t–il souligné.

Lors des élections référendaires de mai 2018, la quasi-totalité des journalistes qui ont été autorisés à couvrir sur terrain les élections au nom de la synergie des médias, étaient de la radio et de la télévision nationale.