Le président Nkurunziza donne deux semaines pour remettre l’ordre dans le secteur café

Le président Nkurunziza donne deux semaines pour remettre l’ordre dans le secteur café

Il l’a dit dans une réunion d’évaluation du secteur café qu’il avait organisée hier à Ngozi (nord du pays). (SOS Médias Burundi)

Le porte-parole adjoint du président Nkurunziza a déclaré hier à la télévision nationale que le Burundi risque de rater la saison  2020-2021, «si le gouvernement ne prend pas  de mesures drastiques pour sauver le secteur café ».

Alain Diomède Nzeyimana fait savoir que cette saison risque de ne rien donner en termes de production.

Selon toujours le porte-parole du président de la République, seulement 40% des devises issus de la vente du café pour la saison en cours en passe d’être clôturée ont  été  recouverts.

En plus, 4% des devises issues de la vente du café pour la saison 2018 – 2019 ne sont pas encore recouvrées.

Le président  Nkurunziza a donc donné deux semaines aux intervenants dans le secteur pour redresser les manquements.

Des mesures sont envisageables entre autres: des exploitants qui ne paient pas les impôts ou ne s’acquittent pas de leurs taxes doivent être renvoyés du  secteur tout comme ceux qui ne rapatrient pas les devises issues de la vente du café.

En octobre dernier, le ministre en charge de l’agriculture avait annoncé le réengagement du gouvernement dans la filière café. Il avait cédé le secteur aux investisseurs privés dans les années 2000. La politique, financée par la Banque Mondiale visait entre autres à stabiliser la production et l’augmentation des revenus des caféiculteurs.

C’est le contraire qui s’est produit.

Selon les statistiques de L’ARFIC (Autorité de Régulation de la Filière Café), le café représente environ 60% des recettes d’exportation du Burundi et fait vivre près de 8 millions de Burundais.

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