Une centaine d’opposants ont fui Marangara en moins de deux semaines

Une centaine d’opposants ont fui Marangara en moins de deux semaines

Depuis le 15 décembre dernier, plus de cent militants du CNL ont déjà fui la commune de Marangara en province de Ngozi (nord du Burundi). Pascal Girukwishaka, le responsable local de la première formation politique d’opposition indique qu’ils fuient la persécution dont ils sont victimes. (SOS Médias Burundi)

Tout commence le 15 décembre le jour de l’ouverture de la permanence communale CNL.

Selon des sources locales, des Imbonerakure (jeunes affiliés au parti CNDD-FDD) se sont opposés à l’ouverture alors que le parti est en ordre avec l’administration.

«Ils ont bloqué tous les axes menant à  la permanence. Les jeunes de notre parti se sont opposés, ils en sont venus  aux mains. Les affrontements ont duré plusieurs heures et beaucoup de nos membres ont été blessés.

Après l’ouverture, de la permanence, une chasse aux sorciers a commencé. Nous déplorons une vingtaine d’arrestation», a indiqué le responsable du CNL.

Contacté à ce propos, l’administrateur communal de Marangara fait savoir que les membres du CNL se substituent à la justice.

«La justice n’a fait qu’arrêter les fauteurs de troubles, car les membres du parti CNL se cachent derrière leurs partis pour commettre des délits, les membres du parti CNL ont profité de l’ouverture de leur permanence pour attaquer et blesser d’autres citoyens paisibles. C’est inacceptable », conclu l’administrateur de Marangara.

Il y a trois semaines, le leader du CNL Agathon Rwasa a affirmé que quatre militants de son parti ont été tués dans la province de Ngozi au cours du mois de novembre. Il a accusé des Imbonerakure et des autorités administratives d’être derrière les assassinats. Le parti au pouvoir et des gouverneurs de provinces accusent souvent les membres du CNL de détruire leurs permanences et provoquer des militants du CNDD-FDD dans le but de ternir l’image du pays et faire de la propagande.

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