Muyinga: l’évêque catholique trouve que la vérité sur le passé est indispensable


Ce samedi 5 septembre, le diocèse catholique de Muyinga (nord-est du Burundi) a soufflé ses cinquante bougies d’existence.Dans son homélie, l’évêque de Muyinga à réclamé plus de vérité pour le réconfort des familles endeuillées par les crises cycliques qu’a connues le Burundi. (SOS Médias Burundi)

L’évêque de Muyinga a insisté sur le sens de l’année jubilaire chez les juifs. »C’était une année de libération et de joie pour tous.
Nous prêchons la nouvelle de la libération mais force est de constater une toute autre réalité. Qui peut ne pas constater que nous célébrons le jubilé alors qu’on a encore plusieurs réfugiés? Nous avons des orphelins et des veuves qui souffrent toujours. Des criminels tuent leurs frères et sœurs et aujourd’hui on a besoin de connaître la vérité sur l’histoire sombre de notre pays », a-t-il martelé.

Dans son homélie, Monseigneur Joachim Ntahondereye a venté un bilan positif surtout sur le plan social et économique, quant aux réalisations du diocèse. « L’Église a construit des écoles, centres de santé, orphelinats,…et l’effectif de chrétiens dont des consacrés ne cesse d’augmenter. Nous sentons un désir de réconciliation effective avec Dieu et entre fidèles », a dit celui qui est en même temps président de la conférence des évêques catholiques du Burundi.

Toutefois, il a regretté que malgré la majorité de chrétiens dans le pays, cela n’a pas empêché des massacres, la destruction de l’environnement. « On doit se réconcilier avec tous en posant des gestes concrets. C’est dans ce cadre que le diocèse a construit un centre d’enseignement des métiers dans les enceintes de la prison de Muyinga. Je demande l’engagement des âmes charitables pour parachever ce chantier », a-t-il martelé.

Un gouvernement et une Église en bons termes?

Sabine Ntakarutimana, première vice-présidente de l’Assemblée Nationale également native de ce diocèse s’était déplacée de la capitale économique Bujumbura à Muyinga, à plus de 200 kilomètres.
Elle a indiqué que sa présence témoigne la reconnaissance du gouvernement aux églises reconnues par la loi.

Madame Ntakarutimana est notamment revenue sur les réalisations de l’église catholique dans les domaines de l’éducation et de la santé.