Kirundo : les parents contraints de supporter les charges d’enseignants « bénévoles »
La rentrée scolaire 2020-2021 a eu lieu ce lundi 7 septembre 2020. L’année a commencé avec un manque criant d’enseignants en province de Kirundo (nord du Burundi). La province a besoin de plus de cinq cents enseignants alors qu’elle n’a droit qu’à soixante enseignants seulement, selon les prévisions du gouvernement sur l’ensemble du pays.Pour faire fonctionner toutes les classes, les vacataires et des enseignants dits bénévoles, prêteront mains fortes. (SOS Médias Burundi)
Selon un des responsables à la direction provinciale de l’enseignement à Kirundo, le manque d’ enseignants est un problème connu par le gouvernement.
« Les écoles doivent fonctionner. On appellera les bénévoles pour appuyer dans les écoles fondamentales et des vacataires au niveau du post fondamental », a indiqué un cadre à la direction de l’enseignement à Kirundo. Et de préciser que le gouvernement reconnaît le système de vacataires.
Les vacataires auront droit à un traitement salarial de 1000 francs burundais par heure prestée comme dans les années antérieures. Toutefois, les concernés regrettent que le gouvernement est un mauvais payeur.
« Un enseignant doit gagner 1000Fbu (un demi-dollar) par heure prestée et il faut attendre au moins deux ans pour le déblocage des fonds », a mis en garde un ancien vacataire. Aujourd’hui, des enseignants exigent des écoles le paiement cash journalièrement ou mensuellement.
Des volontaires prétendus bénévoles quant à eux doivent appuyer dans les écoles fondamentales ou primaires.
« On ne peut pas se rendre au service sans un minimum de prise en charge », signale un chômeur.
A Kirundo, ce sont les parents qui doivent cotiser l’argent « ‘agasabuni » ,frais pour savon, expression utilisée pour parler d’un minimum d’argent pour permettre à l’enseignant de subvenir à certains de ses besoins et se présenter devant les élèves avec dignité, précise un responsable local.
Les parents doivent comprendre qu’ils doivent contribuer pour l’éducation de leurs enfants et ne pas croire que l’État va tout faire, ajoute-t-il.
Selon nos informations, sur tout le territoire national, le gouvernement a autorisé le recrutement de 1000 enseignants, moins que les effectifs réclamés dans seulement deux provinces du pays.
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