Nduta (Tanzanie) : plusieurs réfugiés sans abris appellent au secours


Une pancarte de la zone C du camp de Nduta

L’ONG norvégienne NRC (Conseil Norvégien pour les Réfugiés) qui s’occupe de la construction de maisons dans le camp de réfugiés burundais de Nduta s’est vue retirée l’autorisation ces derniers temps.
Ce sont des autorités tanzaniennes qui ont empêché cette ONG de continuer les constructions. Avec la saison pluvieuse, des Burundais qui vivent encore sous les tentes alertent sur le danger qui les guette.
(SOS Médias Burundi)

À Nduta, une grande partie de réfugiés burundais loge toujours dans des tentes ou des cabanes dont le toit est fait de pailles. Il s’agit principalement des réfugiés qui sont arrivés en Tanzanie depuis 2017.

Normalement, les maisons des réfugiés qui rentrent sont automatiquement occupées par ceux qui n’en ont pas.

Mais depuis le mois de mai dernier, l’administration du camp procède à la destruction des maisons des rapatriés, ce qui suscite des craintes chez les occupants de Nduta.

“C’est une forme de pression. Les policiers et l’administration du camp nous taquinent en nous disant d’aller construire en dur chez nous. Donc, ils veulent nous contraindre de rentrer ”, ont confié à SOS Médias Burundi des réfugiés.

Pire encore, ajoutent-ils, le conseil norvégien pour les réfugiés qui avait gagné le marché de l’aménagement et de la construction de nouvelles habitations dans ce camp s’est vu refusé la permission de continuer ses activités depuis le début de ce mois de septembre.

“Il y a même des équipements qui étaient déjà stockés dans les hangars comme les tôles, les clous et les troncs d’arbres. Nous avons approché le NRC pour demander de continuer à construire des maisons car nous sommes déjà en pleine saison de pluies. Les responsables de cette ONG nous ont dit qu’ils ne sont pas plus autorisés à continuer cette activité », se désolent des réfugiés.

Ces Burundais en appellent au secours.

“Imaginez- vous, il pleut jour et nuit alors qu’il y a des gens qui dorment à la belle étoile. Nous considérons qu’il s’agit d’une violation de nos droits car chaque réfugié doit au moins bénéficier d’un abri. Nous demandons au HCR et au gouvernement tanzanien ainsi qu’aux organisations de défense de droits humains de se pencher sur ce problème », disent des concernés.

Le camp de Nduta compte plus de 72.000 réfugiés burundais.