Bujumbura: les chanteurs du club « Inkumbuzi » du CNL toujours en détention, leurs familles inquiétées


Ils avaient été arrêtés samedi dernier lors d’une fouille policière dans la zone de Kanyosha, en commune de Muha ( sud de Bujumbura). Vingt-quatre autres militants qui avaient été interpellés au cours de la même opération ont été relâchés ce matin. (SOS Médias Burundi)

Selon nos sources, les vingt-quatre membres du CNL ont été libérés après avoir payé des amendes comprises entre cinquante et cent mille francs burundais.

Les trois jeunes artistes n’ont pas eu la même chance.

« Depuis samedi dernier, nous avons appris qu’ils ne cessent de changer de cachot. Ils ont été retenus dans deux endroits : aux cachots du service national de renseignements et au commissariat municipal. Il se pourrait qu’ils ont même été torturés. Nous ne comprenons pas pourquoi ils sont traités différemment alors qu’ils partageaient un même dossier avec le reste de l’équipe, un dossier qui est d’ailleurs vide », a réagi un proche d’un des trois chanteurs du CNL.

Jusqu’à présent, la police et les renseignements qui ont collaboré avec des jeunes Imbomerakure pour arrêter les membres du CNL n’ont donné aucun motif de leur interpellation.

Selon des sources locales, aucun effet suspect n’a été découvert chez les individus appréhendés quand des ménages d’opposants ont été ciblés le week-end dernier.

Le porte parole de la première formation politique d’opposition a dénoncé « un acte délibéré visant à persécuter les membres de son parti ».
Les familles des trois jeunes artistes exigent leur libération.

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Photo: les chanteurs du club Inkumbuzi, du parti CNL