Burundi : affaire Nkezabahizi, la coalition Burundaise des défenseurs des droits humains demande la réouverture du procès


Cela fait exactement cinq ans que l’ancien caméraman de la RTNB (Radio Télévision Nationale du Burundi) a été tué avec son épouse, leurs deux enfants et son neveu. La coalition burundaise des défenseurs des droits humains exige la réouverture du procès y relatif. Il avait été clôturé en 2018. (SOS Médias Burundi)

La coalition a exprimé son souhait dans un communiqué. Elle condamne le manque de « diligence » qui a caractérisé le procès il y a deux ans.

Les organisations membres estiment que la réouverture du procès est le seul moyen de rendre justice à Nkezabahizi et à sa famille.

Christophe Nkezabahizi et sa famille ont été tués dans des violences dans le quartier 3 de la zone de Ngagara (nord de Bujumbura) le 13 octobre 2015. La police a expliqué à l’époque qu’ils avaient été tués par des « insurgés » qui avaient même pris en otage deux de ses éléments.

Toutefois, des habitants avaient témoigné avoir vu des policiers de l’API (Appui à la Protection des Institutions) exécuter les cinq membres de la famille Nkezabahizi après les avoir obligés de sortir de leur maison et s’agenouiller.

En 2018, le procureur général de la République a déclaré que le procès contre les auteurs de l’ assassinat M. Nkezabahizi et sa famille avait été clôturé.

Pour la coalition, il est inconcevable que le procès soit clôturé sans tenir compte des résultats des enquêtes de la commission d’enquête sur le Burundi sur l’assassinat de Nkezabahizi et sa famille.

Les proches de la famille Nkezabahizi n’ont pas été interrogés ni informés du verdict rendu, une raison de demander la réouverture du procès, dit le communiqué.

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Photo : un militaire burundais devant la tombe de la famille Nkezabahizi