Kirundo : le féticheur de Bugabira condamné à la prison à vie
Le tribunal de grande instance de Kirundo (Nord du Burundi) a condamné hier Joseph Mitimigamba à l’emprisonnement à vie. En plus de la peine, le féticheur de Bugabira (même province) devra payer un dédommagement collégial de 55.000.000 francs burundais aux familles des victimes. (SOS Médias Burundi)
M.Mitimigamba a été jugé dans un procès de flagrance hier.
Le jury l’a reconnu coupable d’assassinats prémédités. Pour dédommager les familles des disparus, la justice a ordonné la saisie de ses biens et sa maison.
Le sexagénaire a été arrêté la semaine dernière sur la colline de Kiri. Six corps en décomposition y ont été découverts. Des habitants de Kirundo et beaucoup d’autres provinces ont participé à son procès ouvert ce lundi.
Plusieurs témoins à charge étaient présents. Ils ont indiqué être satisfaits de la décision des juges.
Le gouverneur de province qui a aussi assisté aux audiences de ce lundi et mardi en a profité pour conseiller la population de ne plus se fier aux aux féticheurs tout en insistant que toute personne qui a des informations supplémentaires dans le dossier Mitimigamba est invitée à les partager.
____________
Photo : Joseph Mitimigamba devant les juges à Kirundo, le 15 mars 2021
You might also like
Cibitoke: le tribunal de province a condamné à la prison à vie un policier
C’est le tribunal de grande instance de Cibitoke (nord-ouest du Burundi) qui a pris cette décision dans un dossier de flagrance hier dans la nuit. Diomede Irinubushobozi a été reconnu
Affaire Germain Rukuki : l’activiste burundais parmi les 10 cas de la campagne « Write for Rights »
Amnesty International a lancé hier la plus grande campagne mondiale en faveur des droits humains « Write for Rights ». Cette année, l’activiste burundais Germain Rukuki est sur la liste des 10
Affaire-Bunyoni : la cour suprême a confirmé la détention préventive de l’ancien premier ministre Alain Guillaume Bunyoni au second degré
La décision est tombée vendredi dernier, selon nos sources. La cour suprême a ainsi trouvé non fondée la demande de M.Bunyoni et son avocat qui avaient plaidé pour une libération
