Ngozi : le parquet libère un opposant après de deux mois de détention
Déo Karenzo, 42 ans et membre du parti CNL a été relâché ce mercredi. Il avait été interpellé le 9 février à sa résidence située sur la colline de Gatara en commune de Nyamurenza (province de Ngozi,nord du Burundi). Il lui était reproché d’avoir blessé des jeunes du CNDD-FDD. Après près de deux mois de détention, le parquet vient de décider sa libération. (SOS Médias Burundi)
Le fait pour lequel il était poursuivi remonte à la nuit du 8 février.
Cette nuit, M. Karenzo est tombé dans une embuscade de jeunes Imbonerakure alors qu’il rentrait chez-lui. Au moment des faits, quelques jeunes du CNDD-FDD ont été blessés quand il se défendait contre ses agresseurs.
Le lendemain, il s’est vu arrêté par une armada de policiers et Imbonerakure. Il lui a été signifié qu’il était poursuivi pour « lésions volontaires », une allégation qu’il a toujours niée.
Ses proches et sa famille politique n’ont cessé de demander sa libération, dénonçant une arrestation et détention injuste. Le 9 mars, il a comparu devant le conseil du parquet de Ngozi. Ses proches espéraient qu’il soit libéré, en vain. C’est ce mercredi que le parquet a pris la décision de le libérer.
Ce veuf va pouvoir retrouver ses six enfants, se réjouissent des voisins. Jonas Nahimana, représentant provincial du CNL à Ngozi salue la décision du parquet. Il demande à la justice de libérer d’autres militants emprisonnés depuis la campagne électorale de mai 2020.
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Photo : province Ngozi
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