Kirundo : des rapatriés demandent d’être réintégrés dans leurs anciennes fonctions

Kirundo : des rapatriés demandent d’être réintégrés dans leurs anciennes fonctions

Rapatriés depuis les mois de janvier et février, d’anciens fonctionnaires originaires de différentes communes de Kirundo (nord du Burundi) espéraient réintégrer rapidement le service. Certains d’entre eux ont introduit leur demande depuis leur retour d’exil, mais ils n’ont pas eu de réponse. Ils affirment éprouver plusieurs difficultés et demandent au gouvernement de résoudre leur problème. (SOS Médias Burundi)

La plupart d’entre eux sont d’enseignants. Ils étaient en fonction avant de fuir la crise de 2015 et sont rentrés début 2021. « Les autorités qui nous ont appelés au retour avaient promis de nous réintégrer immédiatement dans nos anciennes fonctions. Nous avons déposé la demande depuis notre arrivée, mais il n’y a jamais eu de réponse », disent-ils.

Selon des rapatriés qui se sont confiés à SOS Médias Burundi, ils éprouvent de sérieuses difficultés. « Certains d’entre nous vivons encore dans des maisons que nous louons. À la fin du mois, le bailleur attend qu’on le paie, en vain. Il nous faut une solution d’urgence sinon on va nous chasser de nos maisons », alertent-ils.

L’autre problème commun à tous les rapatriés, c’est le manque de repas. Ils affirment que le paquet retour qu’ils avaient reçu du programme alimentaire mondial (PAM) s’est depuis épuisé. « Nous n’avons plus rien à manger, la famine fait rage. Même ceux qui voudraient rentrer changent d’avis quand ils sont informés de ce que nous vivons ici. Nous risquons de mourir de faim », regrettent des rapatriés responsables de ménages en milieu rural de la commune de Bugabira.

Ils demandent aux bienfaiteurs de leur apporter une assistance. Les responsables scolaires dans la province affirment avoir reçu douze dossiers de demande de réintégration des enseignants. Ils indiquent les avoir transmis au ministère de tutelle.

Des dossiers d’autres fonctionnaires non enseignants ont également été déposés. Ils n’ont pas non-plus eu d’issue, a-t-on appris.

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Photo : province de Kirundo

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