Muramvya (RDC) : 6 personnes tuées et 20 autres enlevées

Muramvya (RDC) : 6 personnes tuées et 20 autres enlevées

Le bilan de l’attaque des 10 villages Banyamulenge de Muramvya, dans le groupement de Bijombo au Sud-Kivu (à l’est de la République démocratique du Congo) par les groupes rebelles burundais Red Tabara et congolais Maï-Maï est désormais connu. Il fait état de 6 personnes tuées, 20 autres kidnappées et plus de 10 mille têtes de bétail pillées. (SOS Médias Burundi)

Des informations confirmées par le chef du groupement de Bijombo, Rwigina Rwizihirwa après les attaques des 10 villages de Musayo, Kanogo-Jimbo, Muramvya Catholique, Kiziba, Nyakirango, Bijanda, Muturirwa, Uwingwa, Rusimisha et Muturirwa. « Les Red Tabara et les Maï-Maï ont pris en otage 20 personnes dont des enfants et 7 femmes à Muramvya, à Rushishima, à Kanogo. Nous craignons pour leur vie », s’inquiète M. Rwizihirwa.

Le représentant de la société civile de Bijombo déplore que les militaires postés à Muramvya aient laissé les rebelles attaquer les villages en tuant, enlevant et pillant des personnes civiles sans leur porter secours.

Le porte-parole des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) dans le secteur opérationnel Sokola 2 a sorti un communiqué dans lequel il indique que les militaires ont quitté leur poste de Muramvya suite à la bataille entre les rebelles burundais et congolais contre le colonel Makanika. « Nous sommes pour le moment basés à Mugeti, » a-t-il indiqué dans le communiqué.

Les informations que SOS Médias Burundi détient indiquent que les 20 personnes enlevées par les rebelles ont été acheminées vers le fief des rebelles burundais Red Tabara à Marimba.

Dernièrement, au moins 15 villages ont été brûlés, poussant plus de 4000 Banyamulenge à fuir vers Bwegera dans la plaine de la Rusizi sur le territoire d’Uvira. Un porte-parole des Maï-Maï Ilunga a indiqué que « Nous ne sommes pas en train d’attaquer des civils mais nous combattons le colonel Makanika et son groupe Twirwaneho ». Principalement composé de combattants Banyamulenge, le groupe Twirwaneho a été formé par des membres de la communauté Banyamulenge pour se défendre contre des attaques des groupes armés locaux et étrangers.

Le mouvement rebelle burundais Red Tabara a quant à lui nié toute implication dans des attaques contre des civils dans le Sud-Kivu.

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Photo d’illustration : vue du site des déplacés internes à Bijombo au Sud-Kivu. Octobre 2020 /Radio Okapi

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