Mugamba : la police rançonne des détenus avant de les relâcher
La pratique est dénoncée par des habitants de la commune de Mugamba en province de Bururi (sud du Burundi). Ils indiquent que la police arrête injustement des personnes, les détient illégament, exige une grosse somme d’argent avant de les relâcher. L’information est confirmée par des sources proches de la police locale. (SOS Médias Burundi)
Selon des sources locales,des détenus sont obligés de verser jusqu’à 500 mille francs burundais pour être relâchés. « Récemment, un OPJ (officier de police judiciaire) a décidé de relâcher deux détenus qui ont été obligés de payer un montant de 700 mille francs burundais. Et pourtant, les concernés n’avaient cessé de clamer leur innocence », indique une source.
Dans certains cas, des détenus croupissent dans leur cellule faute de moyens et assistent à la libération de ceux qui ont été rançonnés.
Une pratique devenue courante à Mugamba. Des responsables policiers en manque d’argent, identifient des individus à arrêter sur de fausses accusations comme l’appartenance à des bandes armées ou collaboration avec les bandes armées.
Des défenseurs des droits humains locaux demandent aux autorités provinciales d’exiger la cessation de la pratique et la libération de personnes incarcérées sur de fausses allégations.
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Photo : la commune de Mugamba
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