Gitega : dépassement de délai de détention préventive d’une infirmière

Gitega : dépassement de délai de détention préventive d’une infirmière

Marie Chantal Nijimbere, infirmière oeuvrant dans la pharmacie du service des urgences de l’hôpital régional de Gitega (capitale politique) a été interpellé le 30 septembre par les agents du service national de renseignements à son poste de travail. Après un bref interrogatoire dans un bureau des renseignements, elle a été conduite dans un cachot de la police locale où elle reste détenue. Selon le code pénal burundais, un détenu ne peut dépasser au maximum 14 jours dans un cachot. (SOS Médias Burundi)

Il est reproché à l’infirmière de s’être exprimée sur des médias en exil. Elle aurait dénoncé le népotisme dans le choix des agents de santé affectés au service de gestion de la pandémie de Covid-19 à l’hôpital régional de Gitega. Ces derniers perçoivent une prime en plus du salaire mensuel.

Des habitants de la ville de Gitega ainsi que les proches de l’infirmière fustigent une détention qu’ils qualifient d’injuste ainsi que le dépassement du délai de détention dans les cachots.

Ils disent ne pas comprendre comment une personne peut passer près d’un mois dans un cachot alors que le code de procédure pénale stipule qu’un prévenu ne peut pas dépasser deux semaines dans un cachot avant d’être présenté à un juge. Ils réclament sa libération afin qu’elle puisse regagner sa famille et son service.

Selon un témoin, le dossier de Marie Chantal Nijimbere se trouve pour le moment au parquet de Gitega.

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Photo : l’hôpital régional de Gitega

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