Gitega : la famille d’un jeune homme enlevé par le SNR perd espoir de le retrouver
Médard Nsabamahoro est introuvable depuis le 21 novembre 2021. Il a été enlevé par des hommes armés dont certains étaient en tenue de la police burundaise. L’incident a eu lieu au quartier de Nyamugari dans la capitale politique Gitega (centre du Burundi). Sa famille qui affirme l’avoir cherché dans tous les cachots sans succès perd espoir de le retrouver. (SOS Médias Burundi)
Au moment des faits, Majaliwa Ndayisaba, chef de quartier de Nyamugari où le jeune Nsabamahoro a été enlevé a indiqué à notre rédaction qu’il ne s’agissait pas d’un kidnapping, mais d’une arrestation. Il avait confirmé que ce sont des agents du SNR (service national de renseignements) qui l’avaient interpellé dans le cadre d’une enquête sans toutefois donner de détails sur cette « investigation ».
Toutefois, la famille de Nsabamahoro affirme n’avoir jamais eu de ses nouvelles depuis son enlèvement. « Nous l’avons cherché dans tous les cachots officiels, en vain. Nous perdons espoir de le retrouver vivant. S’il est encore en vie, qu’on nous informe au moins sur son lieu de détention », désespèrent ses proches.
_______________
Photo : la province de Gitega
You might also like
Recontre du Pape François avec les victimes de l’Est de la RDC : votre souffrance est ma souffrance (le souverain pontife)
Le souverain pontife a recentré mercredi après-midi, les représentants des victimes des atrocités commises dans l’Est du Congo où sévissent plusieurs groupes armés locaux et étrangers. Il a également reçu
Affaire Burambi : mort d’un détenu, dans un commissariat de la police, ce que nous savons
Égide Sindayigaya est mort ce lundi au commissariat de Rumonge (Sud-ouest du Burundi) des suites des actes de torture subis, selon nos sources. Officiellement, il a été transféré à ce
Burundi : les nouvelles sanctions européennes, un message fort selon la Ligue Iteka
L’Union européenne a décidé de prolonger d’une année les sanctions prises contre le Burundi et certains membres du gouvernement en 2015. Les sanctions visaient des présumés auteurs de la répression
