Bujumbura-carburant : la pénurie de mazout paralyse le transport en commun

Bujumbura-carburant : la pénurie de mazout paralyse le transport en commun

La capitale économique Bujumbura observe un manque criant de mazout dans toutes les stations-service. Les conséquences se répercutent directement sur les bus de transport en commun. Au centre-ville, dans l’après-midi de ce vendredi, notre reporter a constaté de longues files d’attente des passagers sur les parkings qui attendent les bus en commun sans espoir de rentrer tôt. Toutefois, le ministère en charge de l’énergie et des mines tranquillise. (SOS Médias Burundi)

C’est une réalité, sur toutes les stations, depuis le sud jusqu’au nord de la ville commerciale, il y a manque de mazout. « Nous n’avons pas de mazout à servir »,disent des pompistes.

Certains conducteurs de bus de transport en commun qui utilisent ce type de carburant sont très en colère et affirment qu’ils ne trouvent nulle part de mazout.

« Ceux qui arrivent à travailler quelques heures par jour s’approvisionnnent sur le marché noir à un prix très élevé. Un littre de mazout s’achète à 4000 francs alors que normalement, il s’achète à moins de 2500 », déplorent des chauffeurs qui regrettent travailler à perte.

Ils demandent au gouvernement du Burundi de trouver une solution.

Les conséquences affectent aussi les passagers empruntant le transport en commun. Des files d’attente sur les parkings s’observaient au centre-ville ce vendredi dans l’après-midi. « Nous attendons ici sans espoir de pouvoir rentrer tôt aujourd’hui. Nous venons de passer plus de trente minutes sans voir un bus qui arrive », disent des passagers que SOS Médias Burundi a rencontré sur le parking des bus qui vont au sud de la ville.

Le porte-parole du ministère de l’énergie et des mines, Léonidas Sindayigaya est sorti de son silence ce vendredi. Il a déclaré sur les médias locaux que la pénurie du carburant est due au vaste chantier de construction nécessitant une grande consomation de mazout au Burundi.

Pour ce cas présent, il a expliqué que la pénurie est due à un problème de chargement intervenu au port de Dar-es-Salaam, en Tanzanie ces derniers jours.

« C’est un problème survenu au port de Dar-es-Salaam mais il vient d’être réglé. Des camions à destination du Burundi sont en cours de route », a-t-il indiqué.

Le Burundi utilise 21 millions de litres de mazout par mois. Cette quantité n’est plus suffisante selon le porte-parole du ministère en charge de l’énergie. Il estime que le gouvernement du Burundi devrait revoir à la hausse la quantité de mazout à importer pour renforcer le stock stratégique carburant.

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Photo d’illustration : des véhicules en attente du carburant dans une station-service

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