Burundi : vers une nouvelle hausse des prix du carburant?

Burundi : vers une nouvelle hausse des prix du carburant?

Le Président de la République a évoqué la question lors de la prière œcuménique organisée par le parti CNDD-FDD. Selon Évariste Ndayishimiye, le Burundi a gardé les mêmes prix malgré la crise qui secoue le monde avec la guerre entre la Russie et l’Ukraine, ce qui n’est pas le cas pour le reste du monde. Il affirme que son gouvernement n’est plus à mesure de « subventionner les produits pétroliers ». Fin janvier, une hausse des prix du carburant n’a pas empêché la persistance de sa pénurie dans la petite nation de l’Afrique de l’est. (SOS Médias Burundi)

Le président Évariste Ndayishimiye a vanté le Burundi comme pays qui, selon lui a passé plusieurs années sous sanctions depuis 2015, mais où « les prix n’ont pas explosé ».

Revenant sur le carburant dont les prix ont été revus à la hausse il y a deux mois, M. Ndayishimiye semble vouloir préparer les esprits pour une nouvelle probable hausse des prix.

Pour lui, les prix du carburant dans son pays sont les plus bas dans la sous-région .

« Nous avons subventionné le carburant jusqu’à ce qu’aujourd’hui il n’y ait aucune possibilité de le détaxer. Avec le déclenchement de la crise entre la Russie et l’Ukraine, la plupart des pays , même les pays européens ont revu au double les prix du carburant. Mais au Burundi, nous tenons encore le coup. Mais, ce jusque quand? Nous arrivons à un point où il n’y a aucune taxe sur le carburant », a-t-il expliqué à la foule qui était conviée à la prière de ce jeudi à la permanence nationale du CNDD-FDD dans la zone de Ngagara au nord de la ville commerciale Bujumbura.

L’intervention survient en pleine pénurie du carburant dans tout le pays mais la situation est plus lamentable beaucoup plus en provinces qu’à Bujumbura, la plus grande ville du pays.

« Nous ne recevons que presque la moitié de la quantité du carburant qu’on obtenait avant. Et c’est occasionnel », lâche un pompiste.

Récemment, un tour dans presque toutes les provinces du Burundi a permis à nos reporters de remarquer que la pénurie du carburant tout comme celle du sucre est devenue « presque normale ». Celle des produits pétroliers s’accompagne de l’augmentation des prix d’autres produits, y compris des vivres sans oublier la hausse des prix des tickets de transport.

Le président Neva s’est exprimé lors d’une prière organisée par le parti au pouvoir ce jeudi, une prière qui doit se dérouler tous les derniers jeudis du mois dans les permanences du CNDD-FDD.

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Photo : Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, lors de la prière œcuménique du dernier jeudi du mois de mars, organisée par le parti CNDD-FDD.

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