Burundi : le parti CNL se dit engagé plus que jamais

Burundi : le parti CNL se dit engagé plus que jamais

Le principal parti de l’opposition a célébré ce dimanche ses trois ans d’existence. L’ occasion pour ses représentants de dresser une liste des violations graves des droits humains dont leurs compagnons politiques sont victimes au quotidien: torture, disparitions forcées et arrestations arbitraires,…la liste est longue. (SOS Médias Burundi)

Des chants et slogans relatant les violations des droits dont sont victimes les membres du CNL ont rythmé les festivités qui se sont déroulées dans la ville commerciale Bujumbura.

Le secrétaire général du parti Simon Bizimungu a indiqué qu’en trois ans, « nous avons surmonté plusieurs obstacles ». « Des interdictions de réunion, la torture, des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des disparitions forcées, cela est devenu notre quotidien », a-t-il énuméré avant d’appeler ses compagnons politiques à être actifs plus que jamais.

Des militants du CNL dans la cérémonie de leur parti

« Vous avez vu comment les élections précédentes se sont passées, je n’y reviens pas. Mais préparez-vous, les rendez-vous de 2025 (élections législatives), et 2027 (élections présidentielles), approchent », a-t-il prévenu.

Dans son discours, le leader du parti CNL Agathon Rwasa est quant à lui revenu sur des sujets à la Une.

« À part la pénurie des produits stratégiques comme le carburant, le sucre, le ciment et les boissons de la Brarudi (Brasserie et Limonaderie du Burundi), il y a aussi les prix qui montent en flèche. Comment arriverons-nous à augmenter la production dans un pays qui n’a pas une quantité d’électricité suffisante et où les routes sont en piteux état. Il y a peu, le gouvernement a imposé une taxe sur les voitures pour réhabiliter les routes, où en est-il avec le projet? Le domaine de l’enseignement est handicapé par le fait d’embaucher sur base du militantisme », s’est indigné l’ancien chef rebelle avant de poursuivre de plus belle.

Des indépendants et politiciens venus soutenir le CNL

« Dans le domaine de la justice, nous avons même vu le président de la République verser des larmes de crocodile, mais rien n’a changé. Il a aussi demandé à ce que les Imbonerakure membres de la ligue des jeunes du CNDD-FDD) ne se substituent plus aux corps de défense et de sécurité… ».

Ces cérémonies ont vu la participation des représentants de certains partis politiques comme le CNDD-FDD et l’Uprona.
L’ ancien vice-président de la République, Gaston Sindimwo, des indépendants comme Tatien Sibomana, Fabien Banciryanino ont également répondu présents. Tout comme les représentants de certains pays comme les USA, les Pays-Bas et la Coopération Suisse.

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Photo : Agathon Rwasa avec des cadres de sa formation politique

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