Nduta (Tanzanie) : le manque de bois de chauffage fait encore de victimes
Trouver du bois de chauffage est un casse- tête au camp de réfugiés burundais de Nduta en Tanzanie. Le HCR ne leur fournisse plus de troncs, pourtant très importants dans la vie de tous les jours. Des réfugiés doivent se débrouiller pour trouver du bois de chauffage. Le weekend dernier, plus de vingt burundais qui sont partis à la recherche du bois à l’extérieur du camp ont été malmenés par les services tanzaniens en charge de la protection de l’environnement. (SOS Médias Burundi)
Selon nos informations, certains de ces réfugiés burundais ont été interpellés , d’autres sérieusement tabassés. “Les uns ont été arrêtés et ils sont toujours en détention, d’autres ont dû donner une somme de 50 mille shillings chacun pour être libérés . Il y en a qui ont été tabassés tels des animaux sauvages que l’on mène à l’abattoir. Ils ont été dépouillés de tout ce qu’ils avaient sur eux”, affirme un rescapé de ce coup imputé à la police qui garde les réserves naturelles.
Ce n’est pas la première fois que de tels incidents soient rapportés. À maintes reprises, des femmes burundaises ont été sexuellement abusées quand elles allaient chercher du bois de chauffage , selon des informations fournies par le HCR et MSF (Médecins Sans Frontières).
Les Burundais de Nduta demandent au HCR de revoir leur lot d’approvisionnement afin d’y inclure du bois de chauffage. Certains affirment d’ailleurs qu’ils peuvent passer la nuit sans rien manger alors qu’ils ont des vivres par manque de bois de chauffage.
Nduta compte plus de 67 mille réfugiés burundais.
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Photo : vue du camp des réfugiés de Nduta
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