Bubanza : l’insuffisance d’ engrais chimiques de Fomi déstabilise les agriculteurs

Bubanza : l’insuffisance d’ engrais chimiques de Fomi déstabilise les agriculteurs

Des agriculteurs ne savent pas où donner de la tête. Alors que la saison culturale B bat son plein, difficile de trouver des fertilisants de l’entreprise Fomi (Fertilisants Organo minéraux). Le distributeur indique quant à lui qu’il ne fait que distribuer ce qu’il reçoit. (SOS Médias Burundi)

En pleine saison culturale B, les riziculteurs s’inquiètent. « Nous venons de passer plus d’un mois ayant payé la totalité du prix des fertilisants organo-minéraux. Mais jusqu’à présent nous n’avons rien reçu pour fumer nos champs », se lamentent des riziculteurs de Bubanza (ouest du Burundi).

Le fournisseur de la commune de Bubanza se défend. « Je donne ce que Fomi m’envoie, l’administration m’est témoin », explique Ezéchiel Nyabenda.

Pour départager les collines, des listes ont été établies , selon les demandeurs et par localité. Même à ce niveau, des demandeurs sont insatisfaits.
« Nous avons payé à la poste, à la Coopec (Coopérative d’épargne et de crédit) tel que le ministre de l’Agriculture Déo Guide Rurema l’a suggéré, par colline mais personne n’est servi », se désolent des agriculteurs rencontrés au chef-lieu de province à la recherche des engrais.

L’ administration de la commune de Bubanza, supervise cette distribution d’engrais chimiques sur présentation de jetons de payement au distributeur.

Le secrétaire permanent dit que « l’insuffisante quantité fournie est bien distribuée ». Des sources contactées tout près du magasin de stockage d’engrais chimiques destinés à la commune de Bubanza avouent que des fuites s’observent la nuit.

En cachette, un sac d’engrais chimiques de type urée (Totahaza) coûte 60 mille francs burundais. C’est plus du double que l’agriculteur paye officiellement. « C’est juteux », explique un commerçant impliqué dans la vente d’engrais.

L’ administration et le bureau provincial en charge de l’agriculture à Bubanza avancent de leur part qu’il est interdit de vendre des engrais chimiques dans les boutiques.

La peur des détenteurs de jetons est fondée, estiment nos sources. « Après le mois de juillet, ces jetons ne seront plus valables », reconnaissent les parties concernées.

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