Bujumbura : le recensement des motos et vélos à refaire
Le ministre en charge des affaires intérieures et de la sécurité publique l’a dit lors d’une réunion d’évaluation après la présentation d’un rapport de recensement des motos, vélos et tricycles de promenade fait par les services de la mairie de Bujumbura (capitale économique). C’était ce jeudi 12 mai à l’hôtel de ville.Dans ce rapport, le maire de la ville de Bujumbura a indiqué avoir constaté des irrégularités dans le recensement qui avait été clôturé. (SOS Médias Burundi)
Selon le rapport du maire de la ville, il y a eu des failles lors des enregistrements.
« Au total, nous avons trouvé que les tricycles sont au nombre de 1813 , les vélos estimés à 13711 et 5874 motos ont été répertoriés », a-t-il affirmé.
Ces chiffres, le ministre en charge des affaires intérieures est convaincu qu’ils ont été gonflés.
« Ce n’est pas normal, le recensement est à refaire car la plupart de ces engins sont utilisés dans le transport rémunéré », a décidé M. Ndirakobuca sans avancer aucune preuve pour le démontrer.
Le ministre Gervais Ndirakobuca a ordonné la reprise des enregistrements après voir constaté que « les récents ont été émaillés d’irrégularités ».
Il a appelé à la vigilance de ceux qui vont faire ce travail. « Désormais en plus des papiers légaux en cas d’un engin de service, il reviendra aux employeurs de venir déclarer les motos, tricycles et vélos qui font partie de leurs moyens de transport et non aux salariés qui les utilisent », a-t-il martelé.
Le ministère en charge des affaires intérieures a également réagi sur les préoccupations de certains usagers des taxis vélos, motos et tricycles qui veulent qu’ils soient autorisés à circuler dans les zones qui leur ont été interdites notamment au marché de Cotebu ou encore au marché dit Kwa Siyoni dans la partie nord de la ville commerciale.
« Qu’ils aillent au marché de Muzinda (province de Bubanza, ouest) ou à l’intérieur du pays , la vie est moins chère là-bas », a répondu M. Ndirakobuca.
Et selon toujours le ministre, depuis la mise en application de la mesure d’interdire des motos, vélos et tricycles dans certaines zones de la capitale économique, des cas d’ accidents sont en baisse. Les mêmes propos ont été tenus par le président Évariste Ndayishimiye spéculant sur les statistiques. Au moment où la police de roulage parle de 130 personnes mortes entre janvier 2021 et janvier 2022, le président Neva a affirmé en février que « 30 personnes meurent chaque semaine sur Bujumbura dans des accidents causés par des vélos, motos et tuk-tuk« .
Le 23 février dernier, le ministre en charge des affaires intérieures et de la sécurité a décidé l’extension des zones interdites aux motos, vélos et tricycles dans la capitale économique Bujumbura. Les accidents de la route ont été avancés comme la cause principale de la mesure, ce qui n’a pas convaincu les associations de conducteurs de taxi motos , vélos et Tuk-Tuk qui ont saisi le premier ministre burundais, en vain.
Au moins 17 mille personnes vont devoir perdre leur emploi suite à la mesure, selon les associations.
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Photo : Gervais Ndirakobuca, ministre en charge des affaires intérieures et de la sécurité publique
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