Burundi : six présumés auteurs du meurtre d’une belgo-burundaise présentés à la presse

Burundi : six présumés auteurs du meurtre d’une belgo-burundaise présentés à la presse

Eugénie Ntakirutimana, belgo-burundaise avait été retrouvée morte le 04 janvier 2022 dans un hôtel situé dans le nord de la ville de Bujumbura (ville commerciale). Six hommes dont un ancien combattant de l’ancien mouvement rebelle Hutu le FNL ont été présentés à la presse locale ce jeudi par la police burundaise qui affirme que ce sont « les assassins de Ntakirutimana ». Elle en a profité pour demander à la justice de relâcher quatre employés de l’hôtel où le crime a été commis sur six en détention à la prison de Bujumbura depuis janvier dernier. (SOS Médias Burundi)

Les six nouveaux présumés coupables du meurtre de l’ancienne prof à l’université du Burundi sont détenus au cachot du service national de renseignements dans la ville commerciale Bujumbura. Cest dans les enceintes du SNR (service national de renseignements) que le porte-parole du ministère en charge de la sécurité les a présentés aux médias locaux.

L’objectif de ce meurtre était de dérober la victime, selon Pierre Nkurikiye. Le présumé commanditaire de l’assassinat avait passé la nuit dans le même hôtel, selon les enquêteurs.

« Il avait recruté au moins 3 groupes pour l’achever. Le premier s’est désisté, le 2e a échoué suite à un empêchement de dernière minute, et c’est le 3e qui y est parvenu », a dit M. Nkurikiye.

Selon la police burundaise, les présumés bandits ont volé à la victime une somme de 500.000 francs burundais, 1590 Euros, son passeport ainsi que son sac à main. Pour s’échapper, elle dit qu’ils ont donné au veilleur un montant de 20.000 francs burundais.

Pour les six premiers présumés coupables arrêtés dans la fraicheur des faits, deux seulement seront gardés en détention tandis que les autres seront acquittés.

Pour voler et tuer la victime, M.Nkurukiye a expliqué que les auteurs ont utilisé des fausses clés pour entrer dans la chambre d’Eugénie Ntakirutimana avant qu’elle ne rentre. « Quand elle est arrivée, elle s’est précipitée à aller prendre douche. C’est à ce moment qu’ils ont placé un mouchoir dans sa bouche pour l’empêcher de crier au secours, et ils l’ont étranglée », poursuit le porte-parole du ministère en charge de la sécurité.

Eugénie Ntakirutimana, 67 ans, était venue au Burundi pour suivre son dossier relatif à la pension car elle fût professeur à l’université du Burundi. Elle habitait en Belgique. M. Nkurikiye a remercié les enquêteurs qui ont mené des investigations de façon « professionnelle » insistant qu’un tel crime commis contre un étranger peut « ternir l’image du pays » et appelant les enquêteurs à « faire de même pour d’autres cas pareils afin que les auteurs soient traduits en justice ».

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Photo : les présumés coupables du meurtre d’Eugénie Ntakirutimana, présentés à la presse

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