Cibitoke : recrudescence de la mortalité maternelle et infantile
Une recrudescence de la mortalité maternelle et infantile à l’hôpital de Cibitoke (nord-ouest du Burundi) s’observe. Les défenseurs des droits humains s’inquiètent et demandent une enquête minutieuse. Les responsables locaux de santé disent avoir entamé les investigations sur la cause. (SOS Médias Burundi)
Des témoins indiquent qu’en à peine 4 mois, huit femmes et quatre nouveaux-nés dans les salles d’accouchement sont morts à l’hôpital de Cibitoke.
Un homme rencontré à l’hôpital du chef-lieu de province a témoigné avec colère qu’il venait de perdre sa femme et son bébé au moment de l’accouchement.
Même son de cloche pour un enseignant œuvrant dans la commune de Buganda qui a vu sa femme et son bébé mourir fin juin dernier.
Non loin de là, la même situation s’observe également à la Clinique privée Agape située au chef-lieu de la commune de Rugombo où environ deux femmes et trois bébés sont morts pendant l’accouchement en 3 mois.
Des statistiques inquiétantes pour les professionnels de la santé et des défenseurs des droits de l’homme dans cette province du nord-ouest du pays.
Diverses sources médicales convergent sur un même point et parlent de la négligence et de l’ignorance des infirmiers affectés aux services de maternité de ces établissements sanitaires.
D’après une source locale, « les stagiaires sont affectés aux services de maternité alors qu’ils n’ont pas d’expérience et le savoir-faire en matière d’accouchement ».
Des morts inopinés dont le personnel soignant porte la lourde responsabilité. Les autorités provinciales de la santé n’infirment ni ne confirment ces informations. Elles promettent que « des enquêtes ont été ouvertes pour dégager les responsabilités des uns et des autres ».
« Une commission est à pied d’œuvre et des sanctions seront sévèrement appliquées aux coupables », tranquillisent-elles.
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Photo : le centre de santé de Rugombo en province de Cibitoke
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