Burundi : Gitega persiste et signe que son économie est stable

Burundi : Gitega persiste et signe que son économie est stable

Dans un point de presse organisé pour présenter le bilan du ministère en charge des Finances, le ministre Domitien Ndihokubwayo a estimé que le Burundi est un pays prospère. Le Burundi a affiché une croissance économique de 3 % malgré la crise mondiale du Covid-19, selon le Fonds Monétaire International, s’est-il vanté, sous-estimant le récent rapport du FMI qui classe la petite nation de l’Afrique de l’est premier pays le plus pauvre du monde. (SOS Médias Burundi)

Interpellé par un journaliste sur des problèmes économiques qui minent le Burundi, le ministre Ndihokubwayo a rejeté tout en bloc.

« Croyez-le ou non l’économie burundaise se porte à la merveille. Certains vont me contredire indiquant que des gens sont pauvres. Moi j’ insiste, notre économie est bonne, la raison, malgré la crise de Covid-19 qui a paralysé l’économie mondiale, certains pays ont enregistré une régression de leur économie jusqu’à moins 0 % de croissance. Mais chez nous, on a connu une croissance de 3 % de notre économie, les rapports du Fonds Monétaire international le témoignent, donc il ne faut pas désespérer car nous allons continuer à enregistrer la croissance de notre économie », a t-il Indiqué.

Selon le ministre, par rapport à d’autres pays, le Burundi est mieux placé malgré la carence qui caractérise tous les produits sensibles.

« Concernant la pénurie de carburant nous sommes mieux placés par rapport aux autres pays, ailleurs il y a des files interminables des véhicules à la pompe d’essence, même en Europe c’est carrément impossible de s’en procurer. Dans une boulangerie ou boutique, en Éthiopie c’est le même scénario, pour avoir le sucre, il faut présenter une carte d’identité , nous notre situation est toujours acceptable », a conclu le Ndihokubwayo.

Même si le ministre en charge des Finances se félicite, un récent rapport du Fonds monétaire international FMI classe le Burundi pays le plus pauvre du monde. Et depuis plusieurs mois, le pays fait face à une carence en produits stratégiques et sensibles comme le carburant ,le sucre, le ciment, les médicaments, les engrais chimiques, l’électricité et les boissons.

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Photo : Domitien Ndihokubwayo, le ministre burundais en charge des Finances

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