Burundi : la Cossessona considère que le ministre des finances provoque les enseignants
Ce jeudi, Victor Ndabaniwe, président de la Cossessona (coalition spéciale des syndicats des enseignants pour la solidarité nationale) a tenu une conférence de presse avec les médias locaux dans la ville commerciale Bujumbura. Il qualifie de provocation l’annonce du ministre des finances qui a récemment indiqué qu’il n’est pas possible de mettre en application la nouvelle politique salariale des enseignants. (SOS Médias Burundi)
Selon M. Ndabaniwe, l’annonce du ministre Domitien Ndihokubwayo est injustifiée et se trouve être une provocation des enseignants.
« Au niveau de la Cossessona, nous demandons la mise en place d’un cadre d’échange pour expliquer aux fonctionnaires les mobiles derrière le retard de la mise en application de la nouvelle politique salariale[…] », a-t-il dit en colère.
Il considère que les explications avancées par le ministre des finances ne sont pas fondées.
« Le retard n’est pas dû à l’absence des experts en calculs de rémunération comme le ministre le fait croire à l’opinion. C’est plutôt un manque de volonté du gouvernement et nous considérons ses dires comme une provocation des fonctionnaires de l’État en l’occurrence les enseignants », ajoute-t-il.
Depuis fin juin, les enseignants s’attendaient à la mise en œuvre de la nouvelle politique salariale annoncée par le gouvernement, en vain.
Le ministre des finances a, la semaine dernière annoncé que le retard est dû à un manque d’experts internationaux pour aider le gouvernement à « paramétrer les rémunérations ».
L’annonce a dans l’immédiat été critiquée et rejetée sur les réseaux sociaux par plusieurs internautes qui ont qualifié les propos de Domitien Ndihokubwayo de « mensonge ».
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Photo : Victor Ndabaniwe, président de la Cossessona (coalition spéciale des syndicats des enseignants pour la solidarité nationale)
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