Ituri, Nord-Kivu (RDC) : l’opération conjointe des armées congolaise et ougandaise prolongée pour la deuxième fois

Ituri, Nord-Kivu (RDC) : l’opération conjointe des armées congolaise et ougandaise prolongée pour la deuxième fois

L’opération conjointe de traquer les ADF (Forces Démocratiques Alliées) au Nord-Kivu et en Ituri par les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et l’UPDF (Armée ougandaise) est prolongée de deux mois. La décision a été prise vendredi 26 août 2022 à l’issue de travaux d’évaluation entre les généraux Camile Bombele, coordonateur de ces opérations conjointes, et Kahanja, commandant des troupes ougandaises déployées dans la région de Beni. La société civile locale déplore que les résultats de la dernière prolongation n’ont pas été satisfaisants. SOS Médias Burundi

Le coordonnateur des opérations conjointes FARDC-UPDF, le général major Camille Bombele a déclaré que ce prolongement déclenche le début de la quatrième phase des opérations qui a pour objectif d’éradiquer les rebelles ADF et d’autres groupes armés actifs dans la partie Est de la RDC.

« Les armées congolaise et ougandaise vont à nouveau se retrouver dans deux mois pour la réévaluation de cette nouvelle phase des opérations conjointes FARDC-UPDF », a fait savoir le général Bombele.

La société civile du Nord-Kivu et d’autres activistes de défense des droits humains de l’Ituri indiquent que les deux mois passés des opérations n’ont pas été efficaces car selon eux, plusieurs personnes ont été tuées en plus des dégâts matériels au cours de la période de ces opérations.

Ils proposent que pendant ces deux mois qui viennent d’être prolongés, les militaires congolais et ougandais puissent « poursuivre les rebelles dans leurs bastions pour épargner la population d’être toujours victime des actes de barbarie des ADF ».

Les armées congolaise et ougandaise ont signé un accord des opérations conjointes en novembre 2021. Elles ont été reconduites malgré les accusations des autorités congolaises qui soupçonnent l’armée ougandaise de collaborer avec celle rwandaise dans l’appui des rebelles du M23 qui contrôle la cité de Bunagana, frontalière avec l’Ouganda depuis le 13 juin 2022. Des accusations qui ont toujours été balayées par les autorités rwandaise et ougandaise d’un revers de la main.

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Image: Les généraux congolais et ougandais en charge de l’opération conjointe sur le terrain

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