Bujumbura : un élève perd son œil gauche dans une séance de bastonnade

Bujumbura : un élève perd son œil gauche dans une séance de bastonnade

Un élève de la 9e année fondamentale a perdu son œil gauche dans une séance de bastonnade menée par le directeur de l’école. L’incident a eu lieu le 15 septembre dernier à l’école fondamentale de Maramvya II en commune de Mutimbuzi de la province de Bujumbura (ouest du Burundi). La famille de la victime demande que justice soit faite. (SOS Médias Burundi)

Alain Franck Niyigaba (15 ans) a été frappé par le directeur de l’établissement qu’il fréquente, selon des témoins. Des sources à l’école fondamentale de Maramvya II disent que les faits se sont déroulés en date du 15 septembre de cette année. Les élèves venaient de passer un test de préparation pour le concours national. Les mêmes sources font savoir qu’à chaque examen de préparation au concours national, le directeur d’école Jean Marie Bigirimana passe à tabac tous les élèves n’ayant pas obtenu la moitié de la note maximale.

Ce jour-là, l’élève Alain Franck Niyigaba qui a des difficultés en mathématiques, n’avait pas obtenu la moitié dans ce cours.

« Quand il a commencé à battre les élèves, il a brutalement touché l’œil gauche de Franck . De son œil, a jailli du sang », décrivent ses camarades qui étaient sur place, tout en précisant que le directeur avait minimisé l’incident avant d’être contraint de conduire le jeune garçon à l’hôpital.

Selon les parents de la victime, les spécialistes leur ont annoncé que l’œil était irrécupérable, d’où il a fallu une opération chirurgicale pour l’enlever.

Le responsable de l’école est pour le moment en détention, ce dont la famille de l’élève se réjouit. Il a d’abord été détenu au cachot de la zone de Maramvya puis transféré au cachot de la commune de Kabezi (même province de Bujumbura). Mais elle indique subir des menaces.

« Nous subissions des menaces de la part du substitut du procureur, en complicité avec la famille du directeur Jean Marie Bigirimana. Ils veulent qu’on reconnaisse qu’il s’agissait d’un simple accident pour qu’il soit relâché », dit un proche de la famille.

Le cas a aussi été soumis à la Commission indépendante en charge des droits de l’homme CNIDH.

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Photo : Alain Franck Nigaba, crédit photo : Radio télévision Isanganiro

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