RDC : le M23 accuse le gouvernement d’avoir violé le cessez-le-feu et tué des civils

RDC : le M23 accuse le gouvernement d’avoir violé le cessez-le-feu et tué des civils

Dans un communiqué de ce mercredi, le mouvement rebelle a accusé l’armée congolaise de s’allier avec des groupes armés dont les Maï Maï et FDLR pour tuer des civils. Il alerte sur « un génocide en cours » et affirme que « nous ne resterons pas les bras croisés alors que les populations civiles sont continuellement massacrées ». (SOS Médias Burundi)

Le M23 dit qu’il y a un génocide en cours et des exactions sommaires perpétrées par la coalition gouvernementale.

Le groupe rebelle soupçonné d’avoir massacré au moins 272 civils la semaine dernière, affirme que l’armée congolaise et ses alliés ont attaqué ses positions à Bwiza et ses environs « en violation totale du cessez-le-feu en cours ».

« Cette coalition s’est mise à tuer des civils innocents, en détruisant leurs maisons, pillant et décapitant leurs betails par pire sabotage », charge le mouvement rebelle qui ajoute que « ces attaques causent plusieurs blessés et des déplacés internes ».

L’ancienne rébellion Tutsi qui a repris les armes fin 2021 reprochant aux autorités congolaises de n’avoir pas respecté ses engagements sur la réinsertion de ses combattants incrimine de plus.

« Il convient de noter que ces massacres ciblés de Tutsis et de ceux qui rejettent l’idéologie du génocide […], pendant que la communauté nationale et internationale restent muettes, nous ramènent à l’époque d’avant le génocide de 1994 perpétré contre les Tutsis au Rwanda par l’un des partenaires privilégiés du gouvernement de Kinshasa… ».

Le M23 dans son communiqué, interpelle le Conseil de sécurité des Nations-Unies ,l’union européenne et africaine, l’EAC entre autres.

Il leur demande d' »agir immédiatement contre ce génocide en cours » tout en invitant les organisations internationales à « intervenir et porter assistance aux familles déplacées dont le nombre dépasse six mille ayant trouvé refuge dans les zones sous notre contrôle ».

Le communiqué signé Lawrence Kanyuka, porte-parole politique du M23 conclut en informant que « le M23 ne restera pas les bras croisés pendant que les populations civiles sont continuellement massacrées » ,insistant qu’il est prêt à « intervenir afin d’arrêter ces horribles massacres ».

LIRE AUSSI :

Le communiqué a été sorti au moment où la ministre congolaise en charge de la justice était reçue par le procureur de la CPI (Cour Pénale Internationale) à La Haye pour discuter de l’affaire du massacre de Kishishe, imputé au mouvement du 23 mars (M23) et au Rwanda. Le gouvernement congolais a annoncé lundi qu’au moins 272 civils ont été tués dont 17 enfants lors de ce « carnage ».

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Photo d’archives : un combattant du M23 quelques heures après la prise de Bunagana

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