Bujumbura : des habitants peinent à trouver de l’eau potable

Bujumbura : des habitants peinent à trouver de l’eau potable

L’eau potable est devenue rare dans les quartiers du nord comme du sud de la capitale économique. Certains quartiers peuvent même passer toute une semaine sans être servis. La population dit craindre les maladies des mains sales, surtout que la récente épidémie de choléra est encore fraîche dans les mémoires. (SOS Médias Burundi)

Les habitants des différents quartiers de Bujumbura interrogés affirment qu’ils viennent de passer plus de trois jours sans la moindre goutte d’eau dans leur robinet.

« C’est devenu une habitude. Je me déplace tous les jours avec des bidons dans ma voiture, pour qu’au retour vers la maison, je cherche où puiser de l’eau », s’est plaint un habitant du quartier de Gasekebuye (sud de la capitale).

« Ce qui est étonnant, c’est que des fois une partie du quartier est alimentée en eau potable, alors qu’une autre partie ne l’est pas. Et cela pendant des jours. Le comble dans tout cela est que la Regideso semble ne pas être capable d’arriver à trouver une solution à cette problématique », a regretté un autre habitant du sud de Bujumbura.

Des habitants d’autres quartiers touchés par cette carence d’eau disent qu’ils doivent payer pour avoir quelques bidons dans des localités voisines.

« Un bidon d’eau qui nous coûte d’habitude deux cents francs peut aller jusqu’à mille francs, » a précisé un d’entre eux.

Ces habitants disent qu’ils n’en peuvent plus. Ils exigent de la Regideso (société qui s’occupe de l’alimentation en eau potable et électricité) des solutions rapides et durables. Ils craignent d’attraper des maladies liées au manque d’hygiène. Cette pénurie les traumatisme avec la dernière épidémie de choléra.

« Certes, elle semble avoir été vite maîtrisée, mais on ne peut ne pas avoir peur », explique un habitant de Mutanga-Nord au nord de la ville commerciale.

Ils recommandent une distribution équitable de l’eau dans les quartiers.

Du côté de la Regideso, l’on explique que les raisons majeures de la rareté de l’eau potable sont les quartiers qui ne cessent de s’aggrandir mais aussi la vétusté des installations.

Mais si la société n’a pas de solution pour la première raison, elle assure que les installations, elles, sont en train d’être réhabilitées.

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Photo d’illustration : un enfant boit de l’eau dans un centre de la ville commerciale Bujumbura

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