Bujumbura : 16 jours après, le SNR ne donne aucun accès à l’ancien journaliste Bugegene
Plus de deux semaines après son arrestation, le Service national de renseignements (SNR) refuse tout accès à Olivier Bugegene, ancien journaliste de la RPA (Radio Publique Africaine). Ce, malgré les demandes multiples de ses proches. (SOS Médias Burundi)
Jusque là ,les services secrets burudais n’ont toujours pas fait de communication officielle sur les raisons réelles de l’arrestation et la détention de notre ancien collègue.
« On ne sait même pas s’il est bien portant, s’il a de quoi manger vu qu’on n’a toujours pas le droit de le voir ou lui apporter quelque chose », se désole un proche de l’ancien journaliste de la RPA. La commission nationale en charge des droits de l’homme (CNIDH) a été saisie.
« Même à la CNIDH on nous a fait savoir que jusque-là ils ne peuvent rien faire tant qu’il n’a pas été présenté à un juge », regrette un membre de sa famille.
« La commission nous a informés qu’elle ne peut même pas aller le voir là où il est détenu », ajoute la famille de notre ancien confrère.
« Il est parfois d’une santé fragile, on craint pour sa santé après tous ces jours qu’il vient de passer au cachot. Si au moins on pouvait le voir. Les renseignements devraient annoncer officiellement où ils le détiennent », s’inquiètent ses proches.
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Olivier Bugegene a été interpellé à son domicile dans le quartier de Kibenga au sud de la ville commerciale Bujumbura le 27 avril dernier. Dans un premier temps, les renseignements lui ont signifié qu’il était soupçonné de détenir un téléphone qui a été volé. Depuis, aucune autre communication.
Dans la petite nation de l’Afrique de l’est, un détenu ne peut pas dépasser deux semaines dans un cachot de la police ou d’une entité administrative, selon la loi en vigueur. Mais elle confère au service des renseignements la possibilité de « garder en détention les gens pendant une durée indéterminée ».
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Photo : Olivier Bugegene, ancien journaliste de la RPA
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