Masisi : 5 morts et plusieurs blessés dans des affrontements entre les FARDC et le M23 dans la chefferie de Bashali
5 personnes ont été tuées, plusieurs autres blessées à Kausa et Musongati ce samedi. C’était lors du passage d’hommes armés assimilés aux rebelles du M23 dans les villages, situés en groupement de Bashali-Kaembe dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu à l’est de la RDC. (SOS Médias Burundi)
Selon des sources locales, les affrontements ont débuté aux environs de 3h.
Des victimes en pleins travaux champêtres tôt le matin ont été surprises par des détonations d’armes.
« Nous venons de recevoir une triste information depuis ce samedi matin à 5h30 venue des villages de Masisi à Kausa et Musongati, là où des personnes ont été tuées par le M23 », a affirmé Adolphe Bahati , président de la société civile locale.
« Les victimes entretenaient des champs de haricots. Les blessés ont été conduits au centre de santé, mais je ne crois pas qu’ils auront le traitement car tous les médecins ont abandonné cette zone. On attend la volonté de Dieu. Nous demandons au gouvernement de prendre ses responsabilités, parce que la population souffre », a ajouté l’activiste.
D’autres sources renseignent que « plusieurs villages et localités que compte la chefferie de Bashali, font face à une insécurité grandissante caractérisée par la multiplicité de cas d’enlèvements, tueries, braquages… » malgré la présence des éléments de la force régionale de l’EAC.
Les populations locales appellent le gouvernement congolais à mettre rapidement fin à la crise sécuritaire qui sévit dans la zone et qui ne cesse de faire couler le sang des innocents.
Cette situation reste un blocage pour la population de la chefferie de Bashali, qui a pourtant commencé à regagner progressivement les villages abandonnés suite aux affrontements entre les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et le M23 depuis la résurgence de l’ancienne rébellion Tutsi fin 2021.
Un porte-parole du M23 n’était pas disponible pour réagir à ces allégations. Mais à plusieurs reprises, le groupe rebelle a toujours expliqué que « nous ne sommes pas là pour massacrer les gens mais pour protéger la minorité Tutsi vissée par un génocide planifié par les autorités congolaises ».
L’ancienne rébellion Tutsi qui a repris les armes fin 2021 reprochant aux autorités congolaises de n’avoir pas respecté leurs engagements sur la réinsertion de ses combattants a récemment cédé ses positions à la force régionale de l’EAC dans le cadre d’un cessez-le-feu en cours. Mais dans certaines localités, les autorités congolaises accusent les rebelles de violer l’accord et d’agresser même la force régionale de l’EAC déployée dans cette partie du vaste pays de l’Afrique centrale.
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Photo d’archives : des éléments des FARDC en patrouille dans le territoire de Masisi
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