Burundi : un expert de l’ONU appelle à la réconciliation nationale
Le rapporteur spécial sur les droits de l’homme au Burundi, Fortuné Gaétan Zongo, exhorte le pouvoir burundais à faire preuve d’ouverture et engager un dialogue constructif et inclusif pour une réconciliation durable entre Burundais. Il est en tournée en Europe pour rencontrer la diaspora burundaise et d’autres acteurs basés en Belgique. (SOS Médias Burundi)
Pour le rapporteur, il est difficile de prétendre à une normalisation, à une paix durable, si la justice ne travaille pas convenablement.
« Si elle manque d’indépendance et d’impartialité, si des milliers de Burundais continuent de vivre en exil, si l’espace civique ne permet pas aux organisations de la société civile, aux médias et aux partis politiques de travailler en toute indépendance et que des journalistes sont emprisonnés pour avoir fait leur travail », a déclaré Fortuné Gaétan Zongo.
Le communiqué du haut-commissariat onusien des droits humains souligne que le rapporteur spécial a noté que le Burundi est le seul pays africain où une femme journaliste est en prison.
“Floriane Irangabiye reste en prison pour avoir animé une émission en ligne et a été condamnée à dix ans de prison pour atteinte à l’intégrité du territoire national. L’attention doit aller au-delà des discours politiques et être recentrée sur les Burundaises et les Burundais car la situation sociale, économique et politique reste préoccupante”, a-t-il souligné.
Au cours de sa visite en Belgique, le rapporteur spécial a tenu des réunions avec la diaspora burundaise et d’autres acteurs établis en Belgique.
« Le Burundi au fil des années est en train de devenir une crise oubliée. Il est important que tous les garants de l’Accord d’Arusha que sont l’Union Européenne, les Nations Unies, l’Union Africaine, la Communauté Est Africaine, la Conférence Internationale sur la région des Grands Lacs soutiennent et accompagnent le Burundi dans un processus de réconciliation nationale durable et de respect effectif de tous les droits de l’homme », a affirmé M.Zongo.
La rapporteur spécial présentera son rapport annuel au Conseil des droits de l’homme et à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre et octobre 2023.
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Photo d’illustration : le monument de l’unité nationale
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