Beni : la société civile alerte sur le relâchement des opérations conjointes FARDC-UPDF

Beni : la société civile alerte sur le relâchement des opérations conjointes FARDC-UPDF

Le bureau de la société civile Forces vives du secteur de Rwenzori en territoire de Beni au Nord-Kivu à l’est de la RDC alerte sur le relâchement des opérations conjointes des armées congolaise et ougandaise dans ledit territoire, ces derniers temps. C’est du moins ce qu’a indiqué Ricardo Muhindo Rupande, président de ladite société civile le jeudi 25 mai. Il émet des doutes sur la réelle collaboration entre les responsables de ces opérations qui ont été organisées pour « anéantir les groupes armés dont ADF (Forces Démocratiques Alliées), dont les attaques pèsent sur la population de la région de Beni ». (SOS Médias Burundi)

Cette situation profite aux groupes armés, selon la société civile locale.

« Trois attaques ont ciblé le groupement de Basongora, dont une qui avait causé beaucoup de dégâts humains et matériels, à l’instar de l’incendie d’un véhicule à la barque de Kambo sur la rivière Semliki, survenue récemment dans la déviation routière de Kasindi-Butembo en passant par le village de Karuruma, sous les yeux des décideurs de cette force conjointe FARDC-UPDF »‘, a regretté Ricardo Muhindo Rupande.

Ce défenseur des droits humains fustige ce silence criant et révèle que les rebelles-ADF veulent « imposer leur loi dans cette zone ». Il déplore l’attitude actuelle du gouvernement central de la RDC face aux massacres des populations civiles dans la partie Grand-nord du Nord-Kivu et en appelle à une intervention urgente, vu ce climat de désolation qui ne permet plus à la population de cette circonscription d’y vivre en toute quiétude.

Les opérations conjointes entre les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et l’armée ougandaise ont été lancées le 30 novembre 2021 à partir de Kamango (cité frontalière entre les deux pays). Elles se poursuivent dans cette partie du Congo menacée par plusieurs groupes armés locaux et étrangers dont les ADF considérées par la région, les États-Unis et les Nations-Unies comme « un groupe terroriste ».

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Photo d’illustration : un militaire congolais affecté dans l’unité des armées congolaise et ougandaise, au milieu des otages libérés par les deux armées en province de l’Ituri et du Nord-Kivu lors du dernier trimestre de l’an 2022

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