Rumonge : la flambée des prix des denrées alimentaires à la suite du retrait des billets de banque
Au marché central de Rumonge (sud-ouest Burundi), c’est la désolation suite au retrait des billets de 10.000 et 5000 francs burundais.
L’une des conséquences immédiates de ce retrait est la pénurie des denrées alimentaires. Les stands de haricot, de riz, de graines de maïs et d’autres produits vivriers étaient presque vides durant le week-end. Les commerçants qui disposaient de ces produits alimentaires ont joué les spéculations en haussant unilatéralement les prix. (SOS Médias Burundi)
Un kg de haricot s’achetait à 2.600 francs burundais alors qu’avant la récente mesure de retrait des billets de banque, le même kg était à 2.100 francs.
Le prix du kg de riz coûtait ce week-end 3.500 francs alors qu’il variait entre 3000 et 3100 francs avant cette mesure.
Un kg de graines de maïs a connu une hausse de 600 francs passant de 1500 à 2100 francs en moins d’une semaine.
Certains commerçants contactés ont indiqué à SOS Médias Burundi que le marché s’est complètement vidé de produits alimentaires depuis l’annonce de la mesure de la banque centrale.
Les produits vivriers qui étaient dans le marché ont été vendus mais le manque de nouveaux billets a rendu impossible l’approvisionnement en nouvelles denrées. Les stocks de ce marché ont été complètement épuisés.
Les nouveaux billets sont distribués à compte goutte par les banques et les microfinances.
Selon une source bancaire, les banques commerciales reçoivent les nouveaux billets de la Banque de la République du Burundi. Ces banques à leur tour vont approvisionner les microfinances.
Mais la chaîne de distribution connaît des couacs.
Des clients de banques affirment avoir passé de banque en banque à la recherche de nouveaux billets, sans succès.
Paralysie des activités commerciales
Certains commerçants ont indiqué qu’ils ont été obligés de suspendre leurs activités.
Les opérations de transfert monétaires suspendues
Ce week-end, aucun mouvement de retrait ni de transfert d’argent provenant ou à destination de l’étranger n’était possible.
Le marché des devises était également en panne. Les opérations de change n’étaient pas fonctionnelles. Des clients rencontrés aux endroits habituels du marché noir des devises s’en sont plaints dans la ville commerciale Bujumbura, surtout.
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Photo d’illustration : un point de vente de produits vivriers en ville de Gitega ,la capitale politique du Burundi
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