Cibitoke : hausse vertigineuse des prix du carburant et d’autres produits de première nécessité
Il s’observe actuellement dans cette province de nord-ouest du Burundi une hausse exponentielle des prix du carburant, du sucre et du ciment. Cela a entraîné la hausse des prix de produits vivriers. L’administration menace de sanctions contre tout spéculateur. (SOS Médias Burundi)
Le gouvernement a récemment revu à la hausse d’au moins 25% le prix du sucre, du carburant et du ciment produit localement.
Toutefois, la rareté de ces produits de première nécessité persiste dans les 6 communes de la province Cibitoke.
« Avec la mesure de revoir à la hausse les prix de ces produits, on croyait que la pénurie allait s’estomper », regrette amèrement un jeune chauffeur de bus rencontré au chef-lieu de la commune Rugombo.
Selon ses dires, le ticket de transport a carrément doublé, passant de 6.000 à 13.000 francs burundais pour le déplacement de Rugombo vers Bujumbura, la capitale économique.
Faute de carburant, la plupart de propriétaires de véhicules les ont garés soit chez eux soit dans des files devant les stations-services à l’attente d’être servis, souvent sans espoir.
Et pour ne rien arranger, la montée et la spéculation sur le prix du kilo de sucre est venue envenimer une situation déjà intenable.
Selon diverses sources dans cette province, un kilo de sucre coûte actuellement 7000 francs alors que le nouveau tarif officiel récemment annoncé est de 3300 francs burundais.
De même, le prix du haricot et du riz par kilo est passé respectivement de 2.500 à près de 4000 pour l’ensemble de ces deux produits.
Même chose pour la farine de manioc et de maïs dont le prix est passé de 1500 à 2000 en moyenne pour les deux produits.
Le prix d’un sac de ciment de 50 kilos produit localement vient de passer de 28.500 à 38.000 francs, pourtant et malgré cette hausse, il faut débourser au moins 42.000 francs pour se procurer un seul sac.
Des habitants interrogés tirent à boulets rouges sur le gouvernement qui a décidé unilatéralement de revoir à la hausse les prix des produits de première nécessité sans concerter les consommateurs, et qui ne fait rien pour réprimer la spéculation.
Ils fustigent d’autant plus cette hausse de prix de ces produits, d’abord que la pénurie persiste toujours, mais surtout qu’elle ne tient pas compte de leur pouvoir d’achat qui, aujourd’hui, est au plus bas.
Ils exhortent les autorités étatiques de revoir plutôt à la baisse les prix des produits de première nécessité pour qu’ils puissent faire face à la vie devenue trop chère.
Le gouverneur de Cibitoke appelle les commerçants au respect des prix fixés par l’État. Il menace de sanctions sévères tout contrevenant.
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Photo : un point de vente de denrées alimentaires qui ont connu une augmentation de prix à Cibitoke
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