Goma : le bilan de la répression des manifestations du 30 août revu à la hausse
Le bilan des massacres perpétrés à Goma (chef-lieu du Nord-Kivu à l’est de la RDC) lors de la manifestation du 30 août 2023 a été revu à la hausse. Le ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, Peter Kazadi a annoncé, ce mercredi 07 septembre 2023, au cours d’un briefing -presse, animé conjointement avec son collègue de la Communication et médias , Patrick Muyaya que le bilan provisoire qui était de 43 morts est passé à 51 personnes tuées. La justice congolaise a ouvert une enquête dans ce dossier. (SOS Médias Burundi)
On a dénombré 51 décès, a répondu le ministre à un journaliste qui voulait savoir le bilan actuel concernant ce qui a été baptisé comme « le carnage de Goma ».
La manifestation du 30 août a été organisée par une secte mystico-religieuse locale pour « réclamer le départ de la MONUSCO (Mission de l’organisation des Nations-Unies en RDC) », entre autres.
Elle a été réprimée dans le sang, une unité de la Garde Républicaine étant impliquée, selon un rapport des autorités congolaises.
En réaction, le président de la République, Félix Tshisekedi, qui a condamné cet acte, a délégué une Commission interministérielle à Goma, pour faire la lumière sur cette situation.
Après échange avec les différentes couches de la population au Nord-Kivu, cette délégation gouvernementale a annoncé plusieurs mesures notamment l’arrestation de deux hauts gradés et d’autres éléments -FARDC (Forces Armées de la République démocratique du Congo) dont le procès en flagrance « pour crime contre l’humanité » a été ouvert, mardi à l’auditorat militaire de Goma.
Autre décision annoncée, c’est le rappel à Kinshasa, la capitale congolaise, du gouverneur militaire de cette province, le lieutenant général Constant Ndima Kongba.
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Depuis plusieurs mois, la population du Nord-Kivu et de l’Ituri (province vosine) soutenue ou sensibilisée par la société civile locale et les groupes de pression en particulier, réclame le départ de la MONUSCO qu’elle juge « inefficace face à la montée de l’insécurité ».
L’année dernière, au moins 36 civils ont été tués, plus de 170 autres blessés dans des manifestations contre la très controversée mission onusienne dans les provinces de l’est du vaste pays de l’Afrique centrale.
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Photo : des adeptes d’une secte secte mystico-religieuse en manifestation et des éléments de la Garde Républicaine s’insultent mutuellement dans une rue de Goma, le 30 août 2023
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